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Ainsi va le jour .33

 

rouge

 

Curieuses vacances lourdes et sombres. Le cœur est ailleurs et la tête tente l’équilibre, loin des mots.

La parenthèse est endeuillée  On aimerait ne pas avoir à s’habituer.

Heureusement, le bois des Majoux en courant tout en haut pour attraper quelque belle lumière d’été et la courbe de l’horizon. Une belle pleine lune de la mi-juillet et une grande toile tendue d’étoiles au-dessus de nos têtes puis du rose bonbon au gris pluie, le ciel a ses caprices.

Putsch raté contre Erdogan dont  le  pouvoir autoritaire se voit renforcé. Il s’autorise donc à poursuivre la purge contre l’armée, la justice et la presse. L’opposition rétrécit et l’Union ayant confié au despote près de rétablir la peine de mort- ce qui l’éloigne de l’UE mais à présent il s’en fiche-,  la clef de la porte étroite grâce à laquelle il contient les migrants. Il nous tient un peu par la barbichette. Alors qu’on essaie de sécuriser les côtes Libyennes d’où partent toujours plus nombreux les candidats à l’exil, les morts s’additionnent et l’Aquarius continue son travail. Sept mille personnes dans le bidonville de Calais après le démantèlement de la jungle.

Dernière mode : Jouer à chasser les Pokémons…mais non c’est pour de vrai, parait-il… J’essaie de comprendre. Je me suis laissé dire,  non sans tordre le nez qu’au moins,  cela obligeait à bouger, à se déplacer plutôt que d’être devant sa console et un jeu vidéo,  statique. Il y a de quoi s’interroger. Il y a parfois des  priorités désolantes. Je suis peut-être pessimiste, aujourd’hui.

Un éclair entre deux lourds nuages: Sète avec ses Voix Vives de Méditerranée  et plus de cent poètes sur estrade dans transat, sur barque ou vieux gréement,  à la criée sur le port,  dans la rue ou Place du Pouffre (poulpe): on ne peut les manquer. Ils sont partout mais on ne les chasse pas.

Spécialiste Valérien, le poète Kolja Micevic, serbo-croate nous a fait surtout apprécier un Valéry ni hermétique ni baroque mais un Valéry d’après la nuit de Gênes. Celle du 4 au 5 octobre 1892 où il affronte une tempête intérieure alors qu’une,  bien réelle agite le paysage à l’extérieur. Après cet épisode, il dira « Ne m’appelez plus poète dites le jeune homme qui s’ennuie ». C’est par le prisme de la musique que notre spécialiste et fondu génial du poète,  aborde à sa seconde « causerie » non universitaire,  nombreux extraits de la poésie en prose  du fameux Sétois. Avec un enthousiasme délirant,  enlevant son chapeau et brassant l’air, il nous lit sur du Mozart, le poème Le serpent.

Si l’on connaît surtout de Paul Valéry, son goût raffiné et musical du vers ainsi que celui pour le lettrisme et ses jeux, le poète serbo-croate a  mis en lumière sa fantaisie et sa simplicité. Une séance de lecture poétique musicale au son du luth de sa poésie en prose,  méconnue et qui nous a envoutés, bien installés sur nos transats dans cette petite rue en pente avec pour horizon,  le lointain marin.

Dans Poésie perdue,  Gallimard regroupe les poèmes en prose des Cahiers. C’est son quotidien et là, Valéry n’est ni abstrait ni précieux mais simple,  familier, doutant et hésitant. Touchant.

Puis une fin d’après-midi sur un vieux gréement avec un poète et un joueur de flûte Chypriotes. Nous avons entendu et n’oublierons pas  la fougue de ce jeune Tunisien enthousiaste puis du jeune Irakien exprimant la douleur, la privation de liberté et la torture mimant son poème tout en le lisant en nous tournant le dos.

Simon Attia le poète Israélien, sourd et muet a fait une véritable performance et déclenché chez de très jeunes poètes sourds et muets,  un débat. L’un d’eux s’inquiétait de la difficulté d’interprétation que suggère la langue  des signes, pour les entendants. Quelle histoire ou scénario y avions-nous attaché ? Le thème avait été compris par tous. Personne n’était frustré. C’est nous les intendants qui aurions pu l’être tant la traduction en mots avec pléthore d’adjectifs nous laisse supposer la subtilité et à la fois la complexité de signer. https://www.youtube.com/watch?v=QBy_tzLCwdQ

Les voix vives s’exportent. Elles auront aussi lieu l’an prochain à Ramallah et à Bethléem. Elles se font déjà entendre à Gênes et à Tolède depuis quelques années en juin et septembre.

Quel exotisme que cette petite ligne  de chemin de fer qui pour trois francs six sous me permet de caracoler de Toulouse à Figeac. Au retour dans le Lot, à partir de Toulouse, toujours en TER j’observe les pigeonniers pied de mulet  caractéristique de la région avec ce petit décalage dans la pente du toit, une sorte de saillie formant comme un deuxième toit, sorte de marche. A vrai dire, ils ont tous leur charme et je me rince l’œil. Beaucoup de tournesols entre Tessonnières et Gaillac  puis de vieilles cabanes dans des vignes à l’abandon que j’aurais tendance à qualifier de « gabignole » de gabinèla en occitan voulant dire hutte ou abri précaire trois ou quatre cheminées d’usines désaffectées, de brique rouge,  qui émergent des ronces

Peu de lecture  dans cette pause lotoise. Epicure en Corrèze  de Marcel Conche en folio. Philosophe de la nature, grande créatrice et conseillère, ce vieux monsieur côtoie en toute simplicité Héraclite, Parménide, Pyrrhon et bien d’autres. C’est dans les bois d’Altillac en Corrèze où il est revenu vivre qu’il a senti l’appel de la philosophie ou a en u la révélation. Ex communiste, pacifiste ; il croit peu à la politique et à l’exportation de la démocratie par la guerre et on ne peut qu’y souscrire. En pédagogue, il nous explique la différence entre morale et éthique. Cette approche des plus simple et savante à la  fois, encourage à lire d’autres écrits .Il cultive l’art de vivre en épicurien dans l’esprit de l’Antiquité, avec sobriété et modestie. Plaisir à la lecture d’ anecdotes savoureuses et de souvenirs personnels.

Palmyre,  l’irremplaçable trésor  de Paul Veyne. Cet historien spécialiste de l’antiquité et entre autre, auteur de Les Grecs ont-ils cru à leurs mythes ?-, après la destruction de cette cité a voulu lui rendre hommage. Elle qui ne ressemblait à aucune autre de l’Empire romain, mélange de trois ou quatre cultures, nous dit-il. Le livre est dédié à l’ancien directeur des Antiquités de la ville, décapité en août 2015. La reine Zénobie, grande figure de la province romaine, a tiré de ma mémoire l’existence d’une vieille cousine qui, dans les années 70 à Cahors tenait une boutique de corsets. Imaginer la chaste Zénobie de Palmyre -aux dires des historiens-,  en corset m’a beaucoup amusée.Parfois l’esprit nous joue des tours alors qu’on se croit concentrés sur un  livre.

Retour en train à Paris, sonnée et somnolente. Un des derniers trajets avant le départ pour la campagne. Retour à mes tris et rangements.On avance.

Des heures élastiques, transparentes presque invisibles ; je les cherche et les perds. Matinées actives,  toniques et fraîches toutes fenêtres ouvertes ; Je n’entends pas de mouettes  et me laisse envoûter par le chant d’oiseaux au jardin. Un début d’août calme et aéré. Mais oui, je ne vais plus aller travailler et il me pousse des ailes.

La place village est en sommeil comme partie, elle aussi en vacances. Pas d’agitation, seulement le vent agitant les feuilles des platanes.

 

ELB

NB: tous les articles du même nom dans la page Ainsi va le jour

Ainsi va le jour 22.

 

 

22bis

 

 

Si je ne devais retenir que le lumineux, l’insolite de ces semaines de vacances et, même si je n’ai pas satisfait à ma liste, la fameuse que nous avons tous- celle des choses à faire, personnes et lieux à visiter -, ce serait les petits voyages en train. De Paris dans le Lot puis Carcassonne, Toulouse, Sète et retour.

Après trois jours  sur le plateau calcaire du Causse asséché et jauni, sauté du train à Carcassonne et caracolé avec les copines destination Sète. Premier arrêt à Homps-nous étions parties depuis à peine trois quart d’heure-, au bord du canal du Midi, les vacances commencent et malgré la tristesse à l’évocation de la coupe de platanes qui le bordaient nous sommes aux premières loges. Dans l’œil du viseur, en plissant un peu les yeux, un ciel de Toscane dans le bleu brumeux du dernier plan et le petit remous provoqué par la péniche qui glisse, un cyprès, du caillebotis pour terrasse au ras du chemin poussiéreux et l’Auberge de l’arbousier nous accueille. Sous les deux platanes qui ombrent la terrasse de violet, le cerveau posé à côté, le résumé de l’année ou presque en éclats de rire ou moues selon le cas.

Sète bien sûr avec ses voiles et ses Voix des Méditerranées. Ce fut la découverte d’un poète français, Yvan Le Guen et de poètes Grec, Macédonien ou kosovar qui m’ont marquée. Tout d’abord, Yourgos Chouliaras, le  Grec, ancien ambassadeur aux USA,  par cette réflexion :

« Dans notre folie, il faut continuer à être généreux avec nos artistes car leur capacité de présence au monde est plus importante et ils en ont une compréhension différente. Pour pouvoir résister, il faut voir au travers. »

Le jour de notre départ, un Kosovar que l’on croyait Albanais,  en visite au cimetière marin avant de faire un tour au Musée Paul Valéry : Il est juste derrière nous et se réjouit de me voir avec un appareil à photos car il veut se faire tirer le portrait, assis sur la tombe de Valéry et en ajoute un autre, dos à la mer. Pour moi, la tombe était plus haut. Je n’avais pas, non plus, gardé le souvenir de ce banc.

Agim Vinca avait en main un petit livre qui renfermait le poème Le cimetière marin dans sa langue maternelle avec en regard la traduction française. Nous nous sommes amusés à lire après lui quelques strophes en français. Et ce fut un pur bonheur.

Chez Mélo, le cuisinier Italien, nous avons entendu une belle voix de blues chargée sans doute de trop d’alcool ou de cigarettes, ancien chanteur du groupe Magma, Lucien Zabu.

Nous n’avons pas vu l’ombre creuser la plage et le soir, pour rentrer,  nous passions les ponts entrelardés de lumières gueulardes dansant sur le canal. Juste le bruit de l’eau, le clapotis tranquille d’une fin de journée. Grâce au retour en train, nous apercevons les canisses qui font un peu d’ombre aux jardins ouvriers ou familiaux, peut-être.

Puis à nouveau Toulouse et le Lot pour voir pousser la génération montante avec ses bébés ainsi que des amis ou une cousine chère.

Laissé dans le Lot, aux soins de familiers  ou d’amis, des pousses d’arbustes et d’arbres pour un jour les planter à proximité d’une cabane qui m’oblige à la patience. Pas pu déjeuner Au chemin de lune– c’est comme cela que je l’écrivais-, qui s’est transformé en O chemin de lune qui pourrait être aussi Ô ou encore O’ comme on le lit de plus en plus. Je n’ai pas encore compris ce que cela rajoutait ou bien ce que cela voulait souligner ou suggérer. Qu’importe ? C’est sans doute un kdo . C’est comme Candy crush qui passionne certains collègues au moment du déjeuner.

Certains tronçons de rails en arrivant à proximité de villes ou en les quittant  offrent des jardinets improvisés, bohème ou trop coquets. Je m’applique à les imprimer pour le moment venu les rappeler à mon écran mental quand le gris du ciel pèsera trop sur nos épaules.

Ne pas oublier, non plus  ces figues mûres à souhait qui s’offraient comme des malotrues, papilles béantes au vent tiède du jardin ainsi que le parfum des feuilles auxquelles s’est accroché un pied de vieille vigne.

Ma petite pépinière a un peu souffert du manque d’eau malgré le passage de voyageurs. Les graines de bignone ont poussé, celle de passiflore ne sont plus. A l’ombre des irruptions solaires dans l’ombre de ma petite cuisine, tout n’a pu survivre.

Et après ces jours caniculaires, cette semaine de retour au travail, j’ai apprécié la fraîcheur des rues, quand les vannes lâchées, l’eau semble jaillir du trottoir et  court le long du bitume : on respire, cela nettoie. La pluie un jour sur deux a été au rendez-vous pour ne pas nous faire regretter d’être rentrés.

Et toujours en arrière-plan, les préoccupations de ce monde -qui nous entoure que l’on habite et dont on se nourrit-,  qui se font plus insistantes ici. Le facteur religieux qui monte ainsi que l’autocratie de certains dirigeants qui en  séduit d’autres,  des accords internationaux et frontières non respectées, autant de sujets inquiétants pour un monde en chaos, en destruction reconstruction.

En tout cas, les murs montent alors qu’il nous faudrait des ponts.

ELB

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Ainsi va le jour. 21

nuées

Un véritable été, fatigant mais la chaleur, le bleu du ciel, c’est  l’été. Synonyme de vacances pour la plupart et j’en suis. Elles ont débuté il y a huit jours. Les pique-niques entre amis ou en famille nous avaient déjà mis un peu l’eau à la bouche.

A l’ombre de l’appartement, pour se préserver de la canicule et ne deviner le soleil que par ce que laisse filtrer les persiennes de bois côté place, on se repose, on se prépare aux vraies vacances. Prendre le train et se laisser porter dans ce paysage jauni par le soleil dans un premier temps et ensuite quelques escapades.

Pour un empire, je ne raterai pas le rendez-vous poétique de Sète et ensuite, partage entre amis et famille ainsi qu’une petite improvisation feront le reste.

Mais pour l’heure, je guette la fin de l’après-midi pour tirer le rideau et donner davantage de clarté.

Ce matin, après les petites besognes d’usage, tôt car la température avait baissé, je suis partie avec un peu d’eau et quelques fruits ; j’ai filé chez Bonnard.

La lumière et la couleur bruissaient : je suis entrée dans un temps étale. Devant chaque tableau ouvrant sur la terrasse ou le jardin, j’étais l’invitée ; on m’attendait avec une tarte aux cerises ou aux prunes et en fond l’exubérante végétation ou bien la mer. Curieux, étrange Bonnard. Les fenêtres entrouvertes côté pièce d’eau ou côté jardin régalent l’œil de tissus dont les couleurs contrastées ne peuvent masquer l’inquiétude des visages.

J’aime les contre-jours et chez ce peintre, il n’en manque pas. Brouilleur de pistes, facétieux, il m’a surprise avec ses angles de vue qui nous font à la fois apprécier deux tableaux en un, voire plus. Le maître des illusions et des chimères n’est pas loin ; On est troublée et cet aspect-là de sa peinture m’avait, je crois bien, totalement échappé. Il faut croire que l’on grandit encore et apprend toujours mais cela, nous le savons. L’explosive lumière au service de la vie avec son quotidien, dans l’intimité sous la lampe, par exemple, provoque une grande émotion. Bonnard enchante et interroge. J’ai découvert avec bonheur ses photographies car il ne m’était pas venu à l’idée qu’il ait pu en faire. Pourquoi donc tant de clichés?

Sans comparaison aucune car il n’y a pas lieu d’en faire, exactement huit jours auparavant, juste avant la clôture j’étais allée visiter l’exposition du maître au Grand palais. Palette plus sombre chez Velázquez ; peu de monde, la chaleur sans doute. A peine trois quart d’heure d’attente. Un grand ciel bleu intense et un musicien au pied de l’escalier nous a distrait.

Les tableaux mis en valeur par des murs blancs au fil des salles, scandaient le parcours du peintre : l’apprentissage, son atelier avec des élèves dont son futur gendre. Dans les dernières salles, il est largement représenté quand résonne la voix d’un grand type au chapeau entrant.

-« C’est incroyable tout ce qu’il a fait ce mec, en soixante ans ».

Impressionnant Velázquez. Un monument et certains tableaux de très grands formats. Et ce Diego que l’on croirait sage, sérieux malgré sa position de peintre royal a su, habilement se moquer en détourner certains sujets ou objets. Que d’humour et de dérision, de ruse pour au bout du compte, s’amuser de la comédie de la cour.

Stupendo, dirait un Espagnol : lui, son gendre, ses élèves de l’atelier. On s’y méprendrait.

Il y a une semaine, je dévalais la rue Etex me disant que Les Blondes Ogresses n’étaient pas agressives cette année ; c’est toujours Denise la jardinière qui sévit mais c’est moi qui étais moins attentive et disponible. Deux autres pièces étaient à l’affiche en juin dont une me tente. La grasse matinée de René de Obaldia. En aurai-je le temps ? Jeux de mots, malice sur un sujet grave : Y a-t-il une vie après la mort ?

Au café rouge, toujours les mêmes vieux au comptoir et les autres, grattant leur ticket ou guettant l’arrivée du quinté.

Arrivée à Clichy, en rentrant, je suis attristée de voir nos arbres contraints par les grilles ou le goudron lorsque ce n’est pas les deux. Grosses veines des trottoirs, le bitume boursoufflé autour des arbres : les racines n’en peuvent plus de se contenir. Vent, pluie, froid ou chaleur, il leur faut lutter aussi pour leur survie.

A défaut d’un thé au Sahara, d’un pique-nique sur le toit comme de jeunes moscovites en proposent moyennant finances, que ferez-vous cet été ? C’est devenu un véritable « buisines » dans certaines villes russes d’organiser des rendez-vous amoureux clandestins. Visiter une ville en l’abordant par ses toits, c’est plus excitant-ce que je crois bien volontiers,-  à St Pétersbourg, nous dit aussi Courrier international, l’organisateur loue une chambre au dernier étage pour accéder aux toits et raconter une histoire de la ville ou organiser quelques fêtes insolites.

Peut-être irez-vous cueillir en montagne les artémises mutélines ou l’armoise des glaciers qui permet de fabriquer la liqueur de génépi, ou plutôt la salsepareille en garrigue ou encore la saladelle ou la salicorne en Camargue aux fleurs mauve, rosées.

Il y a deux semaines, les pois de senteur dont un mauve, justement, dans la petite fraîcheur du matin se sont enfin ouverts et ils en ont mis du temps. Le bleu paraissait plus fragile ; un pied était odorant, l’autre non. Ils sont à présent tout secs.

A chacun son Arcadie-ce fut dans la Grèce ancienne, une région dont la tradition poétique fit un pays idyllique.

Ce qui me renvoie à l’actualité chaude et tendue que nous connaissons pendant ces jours –ci .Savez-vous que c’est la constellation d’Orion et ses grands chiens qui est à l’origine de ces éruptions solaires.

Quoiqu’il en soit, comme beaucoup j’aurais souhaité davantage de solidarité mais nous y serons obligés et pour d’autres encore sinon nous mourrons tous.

ELB

Et les autres textes éponymes  dans https://trainsurtrainghv.com/ainsi-va-le-jour/