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Le très vieux carnet(suite).

page34

Le 26 avril 1872 une jeune femme était retrouvée noyée dans une mare. Le petit carnet l’atteste.Non celle de Grèze mais celle de Forges, ou de Giral, me dit mon frère  Pierre qui conteste (Pierrot pour les intimes.).

Donc quatre générations après il restait quelqu’un qui avait eu vent du fait. J’ai apporté le document photocopié à la petite nièce qui elle aussi avait su, enfin un peu…mais par contre rien d’un autre fait qu’un livre sur les meurtres en Quercy édité il y a quelques années avait remis à jour. Là encore mon frère savait, elle rien , ni ses parents : une arrière grand tante avait sauvé sa tête ,échappé à la guillotine,bien qu’elle ait avoué avoir étranglé sa belle fille. Histoire d’hommes et d’amours illicites . Peut-être faudrait-il retrouver les comptes rendus du procès pour comprendre l’indulgence des jurés…

Autre mystère du carnet: au vu des  écritures différentes plusieurs y ont tenu des comptes et noté des souvenirs, des faits marquants . Les arbres de Miers avaient cinq ans lorsque mourut Perette par suicide « reconnu ». Le mot au bas de la page  ne dit rien de ses motivations. Non plus pourquoi l’on planta des arbres…

Et j’ai vu il y au moins trente ans arracher ces ormes centenaires qui faisaient une ombre fraîche sur la place de la mairie de Miers . Des platanes les ont remplacés qui peu à peu imposent leur frondaisons. GHV

PS:  je ne retrouve pas les titres des livres qui contait les meurtres en Quercy . Merci à ceux qui peuvent me les signaler.Il y en aurait deux.

 

 

P.S : ajout du 26/12//2011: il s’agit d’un article  paru dans l’Express du midi du 26 mars 2011. Maria  , sœur cadette de Perette est accusée d’avoir tué sa belle-fille . La noyade de Perette est évoquée lors de son procès.

Affaire Maria Izorche, épouse Barrière, de la commune de Miers, canton de Gramat.

Audience ouverte à 11h.
Me Korn, procureur de la République, occupe le siège du ministère public. Me de Valon, du barreau de Cahors est assis au banc de la défense ; Mr. Bonnefois, greffier en chef donne lecture de l’acte d’accusation.
Le sieur Barrière , métayer à Farges ( *Coquille?), commune de Miers avait eu d’un premier mariage une fille Marie qui au moment de l’attentat dont elle a été victime était âgée de trente-trois ans et mariée depuis sept ans au nommé Léon Brel. Barrière avait épousé en secondes noces il y a vingt-cinq ans la dénommée Maria Izorche et les deux ménages vivaient sous le même toit mais la marâtre rendait la vie impossible à sa belle –fille. Il y a quelques elle aurait tenté d’étrangler cette dernière. Marie Brel pour échapper à ses mauvais traitements aurait déjà quitté à deux reprises la maison paternelle et elle était décidée ainsi que son mari à partir fin mars 2011.
Cette séparation déplaisait à la femme Barrière qui parait-il avait éprouvé une vive passion pour Léon Brel en faveur duquel elle avait même fait son testament .Elle donne à entendre que ce projet de départ n’était pas sur le point de se réaliser. C’est dans cet état d’esprit que se trouvait l’accusée lorsque ce matin du dimanche douze février deux mille onze les deux femmes restèrent seules à la maison où se déroula sans témoins le drame qui devait coûter la vie à Marie Brel. D’après ses propres déclarations la femme Barrière provoqua sa belle-fille en lui demandant s’il était vrai que cette dernière l’accusait d’aimer son mari. Marie Brel répondit affirmativement. L’accusée se précipita sur elle et la terrassa. La jeune femme s’étant relevée fut repoussée dans une petite pièce servant de vestiaire où elle fut renversée à nouveau par la femme Barrière qui la maintint à terre en lui appuyant le genou derrière l’oreille tandis que des deux mains elle tirait violemment sur la gorge avec des lacets de corset. Elle fractura ainsi le larynx de la victime qui mourut étranglée. La marâtre fit ensuite tomber sur le cadavre la cloison au pied de laquelle elle était étendue espérant que la mort serait attribuée à un accident.
La femme Barrière s’habilla ensuite et se rendit à la messe à Padirac où elle retrouva son mari et Brel. De retour à leur domicile ils découvrirent le cadavre de Marie Brel et l’accusée simula un évanouissement qui ne put tromper le médecin appelé aussitôt. Il constata que la femme barrière présentait une plaie sous l’œil gauche et des traces d’ongles sur les mains. Interrogée par le magistrat instructeur et mise en présence de la victime dont les ongles correspondaient exactement aux traces relevées sur ses mains la femme Barrière finit par avouer son crime mais en protestant qu’elle ne l’avait pas prémédité. Outre les marques de strangulation le corps de Marie Brel portait de nombreuses blessures superficielles qui témoignaient de la lutte que la malheureuse avait soutenue. Elle était d’une complexité assez faible alors que la marâtre est particulièrement robuste.
Maria Barrière n’a pas d’antécédents judiciaires mais elle passait pour avoir un caractère autoritaire, violent et haineux.
En conséquence la nommée Maria Izorche, veuve Barrière, est accusée d’avoir à Miers le 12 février volontairement donné la mort à la femme Marie barrière, épouse Brel, sa belle-fille.
La lecture de l’acte d’accusation terminé, Mr. Le président des assises procède à l’interrogatoire de l’accusée.
Maria Izorche s’exprime d’une voix en patois, sa voix est faible, on l’entend difficilement.
Le président lui dit qu’il y a une vingtaine d’années elle a été soupçonnée d’avoir jetée sa sœur dans un lac, où elle s’est noyée. Elle répond qu’elle ne pouvait empêcher les gens de parler.
Le président lui dit encore qu’elle a été soupçonnée d’avoir mis le feu à une meule de paille ; elle répond que ce n’est pas vrai.
Le président lui reproche les mauvais traitements qu’elle a fait subir à sa belle-fille ; elle répond qu’elle a eu pour sa belle-fille tous les soins possibles, qu’elle l’aimait bien.
Relativement à la scène du drame, l’accusée dit que sa belle-fille lui reprochait d’aimer Léon Brel, son mari, qu’une rixe a éclaté entre elles à ce sujet, que des coups ont été échangés, qu’elle saisit un corset qui se trouvait à sa portée, qu’elle le passa bien autour du cou de sa belle-fille, mais qu’elle ne tira pas sur le lacet. Elle ajoute qu’elle ne fit pas tomber la cloison sur le cadavre, que la cloison heurtée violement au moment de la rixe, s’écrasa sur le corps de sa belle-fille.
Les témoins sont ensuite entendus.
Mr. Louis Brel âgé de trente-quatre ans, mari de la victime, déclare que sa femme était d’un caractère doux et soumis, que l’accusée se montrait très autoritaire. Ses déclarations sont pleines de réticences.
Mr. Jean. Pierre Barrière, quarante-sept ans, père de la victime, dit que sa fille ne se plaignait jamais d’avoir été maltraitée par l’accusée. Il ajoute que la cloison écroulée sur sa fille n’était pas solide.
Mr. Jean Brel, beau-père de la victime, dit que quelques jours avant le crime, l’accusée lui avait dit en parlant du départ prochain des époux Louis Brel : « Ce départ n’est pas encore sur le point d’avoir lieu. »
Mr. Charles Blanc, docteur-médecin et maire de Miers, raconte les constatations faites par lui. Il donne des bons renseignements de victime et que la femme Barrière était très autoritaire.
Mr. Le docteur Soulhié, médecin légiste à Gramat, a fait l’autopsie et cadavre et constaté qu’il y a eu strangulation ;
Mme Hélène Pélamon, veuve ( ??*) Brel, mère de Léon Brel, déclare qu’il y a quelques années, Marie Barrière quitta la maison parce que sa belle-mère l’avait frappée.
Mme Maria Terrou, veuve Lagarrigues, a assisté à l’évanouissement de l’accusé lors de la découverte du cadavre et dit que son impression est que cet évanouissement était simulé.
Mme Rose Battut, épouse Lacaze, qui a eu marie Barrière à son service, déclare qu’elle était d’une extrême douceur.
Mme Ferry , ménagère à Thégra, déclare que dès la découverte du cadavre la conviction de tous était que la femme Barrière était coupable.
Mr. Marcelin Leyde, cultivateur à Padirac, a vu la femme Barrière le jour du crime, et dit qu’elle avait l’air tranquille.
Mr. Louis Pouzalgues , cultivateur à Miers, a été victime d’une tentative d’incendie. Il soupçonne la femme Barrière d’en être l’auteur.
L’audience est suspendue à quatre heures et reprise à quatre heures quarante-cinq. La salle est envahie, malgré les efforts des fonctionnaires. Toutes le places sont prise d’assaut. Le banc même de l’accusée est occupé par des spectateurs. La circulation est devenue absolument impossible.
Me Korn, procureur de la république, dans un réquisitoire d’une implacable logique, rappelant le long martyre enduré par la malheureuse jeune femme, démontre que la femme Barrière mérite un châtiment sévère. Il réclame un verdict affirmatif.
Me de Velon prononce une éloquente plaidoirie et discute habilement les diverses charges de l’accusation. Il demande aux jurés de faire un acte de justice et d’humanité en ne condamnant pas l’accusée.
A sept heures le jury entre dans la salle de délibérations. Il revient à huit heures, rapportant un verdict négatif sur la question du meurtre, mais affirmatif sur la question subsidiaire des coups et blessures ayant entrainé la mort avec intention de la donner . Les circonstances atténuantes ne sont pas accordées.
L’audience est levée à huit heures et demie.
La session des assises est close.
* je ne connais pas de lieu dit Farges à Miers. Mais Forges oui…
*Veuve Brel 😕 S’il s’agit de la belle –mère de Marie Barrière, son mari est encore en vie puisque témoin au procès.

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Le très vieux carnet(suite).

page34

Le 26 avril 1872 une jeune femme était retrouvée noyée dans une mare. Le petit carnet l’atteste.Non celle de Grèze mais celle de Forges, ou de Giral, me dit mon frère  Pierre qui conteste (Pierrot pour les intimes.).

Donc quatre générations après il restait quelqu’un qui avait eu vent du fait. J’ai apporté le document photocopié à la petite nièce qui elle aussi avait su, enfin un peu…mais par contre rien d’un autre fait qu’un livre sur les meurtres en Quercy édité il y a quelques années avait remis à jour. Là encore mon frère savait, elle rien , ni ses parents : une arrière grand tante avait sauvé sa tête ,échappé à la guillotine,bien qu’elle ait avoué avoir étranglé sa belle fille. Histoire d’hommes et d’amours illicites . Peut-être faudrait-il retrouver les comptes rendus du procès pour comprendre l’indulgence des jurés…

Autre mystère du carnet: au vu des  écritures différentes plusieurs y ont tenu des comptes et noté des souvenirs, des faits marquants . Les arbres de Miers avaient cinq ans lorsque mourut Perette par suicide « reconnu ». Le mot au bas de la page  ne dit rien de ses motivations. Non plus pourquoi l’on planta des arbres…

Et j’ai vu il y au moins trente ans arracher ces ormes centenaires qui faisaient une ombre fraîche sur la place de la mairie de Miers . Des platanes les ont remplacés qui peu à peu imposent leur frondaisons. GHV

PS:  je ne retrouve pas les titres des livres qui contait les meurtres en Quercy . Merci à ceux qui peuvent me les signaler.Il y en aurait deux.

 

 

P.S : ajout du 26/12//2011: il s’agit d’un article  paru dans l’Express du midi du 26 mars 2011. Maria  , sœur cadette de Perette est accusée d’avoir tué sa belle-fille . La noyade de Perette est évoquée lors de son procès.

Affaire Maria Izorche, épouse Barrière, de la commune de Miers, canton de Gramat.

Audience ouverte à 11h.
Me Korn, procureur de la République, occupe le siège du ministère public. Me de Valon, du barreau de Cahors est assis au banc de la défense ; Mr. Bonnefois, greffier en chef donne lecture de l’acte d’accusation.
Le sieur Barrière , métayer à Farges ( *Coquille?), commune de Miers avait eu d’un premier mariage une fille Marie qui au moment de l’attentat dont elle a été victime était âgée de trente-trois ans et mariée depuis sept ans au nommé Léon Brel. Barrière avait épousé en secondes noces il y a vingt-cinq ans la dénommée Maria Izorche et les deux ménages vivaient sous le même toit mais la marâtre rendait la vie impossible à sa belle –fille. Il y a quelques elle aurait tenté d’étrangler cette dernière. Marie Brel pour échapper à ses mauvais traitements aurait déjà quitté à deux reprises la maison paternelle et elle était décidée ainsi que son mari à partir fin mars 2011.
Cette séparation déplaisait à la femme Barrière qui parait-il avait éprouvé une vive passion pour Léon Brel en faveur duquel elle avait même fait son testament .Elle donne à entendre que ce projet de départ n’était pas sur le point de se réaliser. C’est dans cet état d’esprit que se trouvait l’accusée lorsque ce matin du dimanche douze février deux mille onze les deux femmes restèrent seules à la maison où se déroula sans témoins le drame qui devait coûter la vie à Marie Brel. D’après ses propres déclarations la femme Barrière provoqua sa belle-fille en lui demandant s’il était vrai que cette dernière l’accusait d’aimer son mari. Marie Brel répondit affirmativement. L’accusée se précipita sur elle et la terrassa. La jeune femme s’étant relevée fut repoussée dans une petite pièce servant de vestiaire où elle fut renversée à nouveau par la femme Barrière qui la maintint à terre en lui appuyant le genou derrière l’oreille tandis que des deux mains elle tirait violemment sur la gorge avec des lacets de corset. Elle fractura ainsi le larynx de la victime qui mourut étranglée. La marâtre fit ensuite tomber sur le cadavre la cloison au pied de laquelle elle était étendue espérant que la mort serait attribuée à un accident.
La femme Barrière s’habilla ensuite et se rendit à la messe à Padirac où elle retrouva son mari et Brel. De retour à leur domicile ils découvrirent le cadavre de Marie Brel et l’accusée simula un évanouissement qui ne put tromper le médecin appelé aussitôt. Il constata que la femme barrière présentait une plaie sous l’œil gauche et des traces d’ongles sur les mains. Interrogée par le magistrat instructeur et mise en présence de la victime dont les ongles correspondaient exactement aux traces relevées sur ses mains la femme Barrière finit par avouer son crime mais en protestant qu’elle ne l’avait pas prémédité. Outre les marques de strangulation le corps de Marie Brel portait de nombreuses blessures superficielles qui témoignaient de la lutte que la malheureuse avait soutenue. Elle était d’une complexité assez faible alors que la marâtre est particulièrement robuste.
Maria Barrière n’a pas d’antécédents judiciaires mais elle passait pour avoir un caractère autoritaire, violent et haineux.
En conséquence la nommée Maria Izorche, veuve Barrière, est accusée d’avoir à Miers le 12 février volontairement donné la mort à la femme Marie barrière, épouse Brel, sa belle-fille.
La lecture de l’acte d’accusation terminé, Mr. Le président des assises procède à l’interrogatoire de l’accusée.
Maria Izorche s’exprime d’une voix en patois, sa voix est faible, on l’entend difficilement.
Le président lui dit qu’il y a une vingtaine d’années elle a été soupçonnée d’avoir jetée sa sœur dans un lac, où elle s’est noyée. Elle répond qu’elle ne pouvait empêcher les gens de parler.
Le président lui dit encore qu’elle a été soupçonnée d’avoir mis le feu à une meule de paille ; elle répond que ce n’est pas vrai.
Le président lui reproche les mauvais traitements qu’elle a fait subir à sa belle-fille ; elle répond qu’elle a eu pour sa belle-fille tous les soins possibles, qu’elle l’aimait bien.
Relativement à la scène du drame, l’accusée dit que sa belle-fille lui reprochait d’aimer Léon Brel, son mari, qu’une rixe a éclaté entre elles à ce sujet, que des coups ont été échangés, qu’elle saisit un corset qui se trouvait à sa portée, qu’elle le passa bien autour du cou de sa belle-fille, mais qu’elle ne tira pas sur le lacet. Elle ajoute qu’elle ne fit pas tomber la cloison sur le cadavre, que la cloison heurtée violement au moment de la rixe, s’écrasa sur le corps de sa belle-fille.
Les témoins sont ensuite entendus.
Mr. Louis Brel âgé de trente-quatre ans, mari de la victime, déclare que sa femme était d’un caractère doux et soumis, que l’accusée se montrait très autoritaire. Ses déclarations sont pleines de réticences.
Mr. Jean. Pierre Barrière, quarante-sept ans, père de la victime, dit que sa fille ne se plaignait jamais d’avoir été maltraitée par l’accusée. Il ajoute que la cloison écroulée sur sa fille n’était pas solide.
Mr. Jean Brel, beau-père de la victime, dit que quelques jours avant le crime, l’accusée lui avait dit en parlant du départ prochain des époux Louis Brel : « Ce départ n’est pas encore sur le point d’avoir lieu. »
Mr. Charles Blanc, docteur-médecin et maire de Miers, raconte les constatations faites par lui. Il donne des bons renseignements de victime et que la femme Barrière était très autoritaire.
Mr. Le docteur Soulhié, médecin légiste à Gramat, a fait l’autopsie et cadavre et constaté qu’il y a eu strangulation ;
Mme Hélène Pélamon, veuve ( ??*) Brel, mère de Léon Brel, déclare qu’il y a quelques années, Marie Barrière quitta la maison parce que sa belle-mère l’avait frappée.
Mme Maria Terrou, veuve Lagarrigues, a assisté à l’évanouissement de l’accusé lors de la découverte du cadavre et dit que son impression est que cet évanouissement était simulé.
Mme Rose Battut, épouse Lacaze, qui a eu marie Barrière à son service, déclare qu’elle était d’une extrême douceur.
Mme Ferry , ménagère à Thégra, déclare que dès la découverte du cadavre la conviction de tous était que la femme Barrière était coupable.
Mr. Marcelin Leyde, cultivateur à Padirac, a vu la femme Barrière le jour du crime, et dit qu’elle avait l’air tranquille.
Mr. Louis Pouzalgues , cultivateur à Miers, a été victime d’une tentative d’incendie. Il soupçonne la femme Barrière d’en être l’auteur.
L’audience est suspendue à quatre heures et reprise à quatre heures quarante-cinq. La salle est envahie, malgré les efforts des fonctionnaires. Toutes le places sont prise d’assaut. Le banc même de l’accusée est occupé par des spectateurs. La circulation est devenue absolument impossible.
Me Korn, procureur de la république, dans un réquisitoire d’une implacable logique, rappelant le long martyre enduré par la malheureuse jeune femme, démontre que la femme Barrière mérite un châtiment sévère. Il réclame un verdict affirmatif.
Me de Velon prononce une éloquente plaidoirie et discute habilement les diverses charges de l’accusation. Il demande aux jurés de faire un acte de justice et d’humanité en ne condamnant pas l’accusée.
A sept heures le jury entre dans la salle de délibérations. Il revient à huit heures, rapportant un verdict négatif sur la question du meurtre, mais affirmatif sur la question subsidiaire des coups et blessures ayant entrainé la mort avec intention de la donner . Les circonstances atténuantes ne sont pas accordées.
L’audience est levée à huit heures et demie.
La session des assises est close.
* je ne connais pas de lieu dit Farges à Miers. Mais Forges oui…
*Veuve Brel 😕 S’il s’agit de la belle –mère de Marie Barrière, son mari est encore en vie puisque témoin au procès.

Jeux d’enfants .

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Il me plaît d’imaginer ce que serait la compilation de tous les souvenirs de nos jeux d’enfants, les miens, les vôtres…et qu’il suffirait que chacun se souvienne d’au moins un …Ils varieraient suivant les époques, les lieux, les sexes, les âges et nous appellerions ça Encyclopédie du gai savoir.

C’est au bord du chemin de halage de la Seine à Epinay sur Seine que j’ai cueilli les capitules des pieds de bardane en pleine maturation . J’ai décrit à Ch. les paniers, les animaux, les personnages, les bijoux que l’on confectionnait à la fin de l’été en les assemblant dans mon Quercy natal. Si puissant velcro que l’on pouvait aussi y coller des billets sournois et les fixer discrètement au dos de nos proches…

Ma petite fille occupait parfois cet été ses moments d’ennuis sur sa tablette avec l’application de Charlotte aux fraises qui lui permettait  en trois clics et quelques glissements de doigts de s’imaginer des colliers de princesse , et de s’en parer  en ajoutant sur l’écran son portrait en selfy.

Au même âge je cueillais, c’est très amer, j’assemblais, je modifiais,  je souffrais les piqûres (ça gratouille méchamment), j’apprenais la patience, (pas assez tout de même), je jouais à la princesse, à la marchande, au soldat,à faire des blagues. Je m’ennuyais, je ne m’ennuyais plus.

Et vous que faisiez-vous en ce temps là ?. GHV

Aussi:https://trainsurtrainghv.com/2016/02/21/que-faire-dun-centime-deuro/

    https://trainsurtrainghv.com/2014/06/08/liste-de-jeux-denfant/