Tag Archive | croquis

D’hier et d’aujourd’hui

Vers Epinay

Du train vers Epinay-Villetaneuse en début d’après-midi:gris.

C’était le billet du 29 mai 2015: il faisait donc un temps presque identique. Je l’avais intitulé Le héros improbable. Avec un très court commentaire…

 

Aujourdhui jour de pluie aussi et donc parfait pour numériser les croquis réalisés samedi soir  lors de la soirée à Sèvres (Happy hour du SEL) pendant que défilaient sur écran les dessins  de ce blog.

« Rien de tel qu’un petit verre devant des artistes divers. découvrir ,savourer, déguster, apprécier pour…décompresser » : jolie formule et l’ambiance ne l’a pas démentie.

Pour moi le plaisir de retrouver des connaissances ,de regarder, d’écouter et malgré l’attention un brin perturbée (c’est peu dire) de croquer sur le vif …A l’équipe du SEl: bravo! GHV

seldesevres.huguettegalante

seldesevres2

De ma fenêtre: Xavier Lambours.

jeunehommeauvélo

 

Le front appuyé à la fenêtre de la cuisine j’observe les tranways qui glissent entre les arbres du stade devant les immeubles du centre d’Epinay sur Seine. L’heure de lever le nez: je viens de peindre pendant deux heures , un portrait d’enfant qui rit en double exemplaire . A l’huile sur carton à titre d’étude mais c’est un support que j’aime de plus en plus.     J’accorde de l’importance à la similitude des deux, enfin à la presque similitude. Je me suis inspirée d’une photo de  Xavier Lambours . Au tout début des années 80  il était venu à l’école de Louis Blanc et avait suivi mes classes son appareil en main. Bien des années plus tard il  avait confié un coffret au directeur que celui-ci m’a remis: une vingtaine de clichés , certains des refus je suppose. J’en avais fait choisir quelques uns à Evelyne…

J’ai laissé les tramways: j’avais déjà en tête le dessin que je choisirai…

Je reprends mon travail. GHV

Pierre Bergounioux, en campagne et en banlieue.

 

 

 

pour-pierre-bergounioux

Je me lance dans la publicité .  Et pour Pierre Bergounioux je choisis quelque chose de sobre car l’homme est attachant , l’écrivain fertile, le penseur sévère, le style parfois exigeant et chacun, chacune,  entre en lecture comme l’on entre à la Trappe pour s’isoler et mieux comprendre le monde. En lisant  son journal  je me suis confortée dans cette manie de croquer , de dessiner au quotidien.

J’ai choisi deux croquis : un citadin  dans le train de banlieue, peut-être  un déraciné de  » province », et deux profils lotois. Je sais que c’était sur le champ de courses de Gramat un lundi et quel mois d’août de quelle année….Je veux ainsi évoquer cette habitude d’opposer deux paysages, deux imaginaires, deux humanités, habitude forcée par la vie. C’est ce qui me semblait le mieux illustrer le travail de cet acharné du quotidien , du souvenir, de la nostalgie,(Douleur du retour).

J’invite à le découvrir  en ( ré)-écoutant les dix minutes d’interview des 25 et 26 mars du 5/7 avec Dorothée Barba.

http://www.franceinter.fr/emission-le-57-du-week-end-la-correze-verte-hirsute-cabossee-de-pierre-bergounioux

http://www.franceinter.fr/reecouter-diffusions/662554

Les lotois (ElB et moi-même auteures  de ce blog en sommes) et corréziens apprécieront car l’homme qui vit ,travaille, oeuvre en région parisienne  est né à Brives .

Les citadins qui ont des racines du terroir, de la « province  » comprendront et les banlieusards aussi pour la plupart déracinés et nostalgiques de la couleur d’un ciel, du parfum d’une herbe , de visages …Et tous les amoureux de belle écriture. J’attends avec impatience qu’Evelyne prose sur ce qui nous le rend si indispensable, elle qui me l’a fait si bien découvrir il y a une quinzaine d’année que j’ai sur une étagère les trois tomes de son journal (Carnet de note I,II,III) , que me reste à réserver le dernier, et aussi quelques titres ,  entre autres Miette, Le grand sylvain, Back in the sixties que je me promettais de relire hier en apprenant l’arrivée à Cuba des Rollings-stones dans la foulée d’Obama . Il y est question  du temps arrêté  . Et voilà que l’on nous assène l’idée d’un redémarrage. Tout donne à penser . Pierre Bergounioux a du noter cela dans son carnet .GHV