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Le grand Bergounioux.

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Qu’en dire ?  Lisez, plutôt :

 

« Ce qui peut m’inciter à tenir ces carnets

est que je me défie de celui que je suis

aujourd’hui, et que je crédite celui que je

serai demain d’un discernement supérieur”.

 

« Le  monde reste une énigme. Il est neuf chaque jour,

et il nous appartient de le déchiffrer. C’est notre affaire,

à nous les vivants, d’interroger ce mystère. Et même si nous

échouons finalement, au moins aurons-nous livré bataille ».

 

“Un caractère de fatalité s’attache à une origine

sociale et géographique. Le fait de voir le jour sur

la bordure occidentale du Massif central, dans une

région de terres mauvaises et de faibles ressources,

a un certain nombre de conséquences ».

 

 

Qu’en dire? Rien… ou presque:

En écoutant  Pierre Bergounioux parler du pays, de la Corrèze et de son grand attachement à la lumière lotoise où à  Cassagne il a des souvenirs vibrants, je voyais aussi ma maison rose qui ne l’était pas et revoyais ce temps où j’apprivoisais le jour.

Sa proximité avec les ombres du passé, la parentèle disparue, sa quête perpétuelle, les scrupuleux détails de la méteo  : tout fait écho. Sa grande tendresse pour sa « princesse mandchoue », sa  femme, sa recherche minutieuse d’éclaircissement le rendent plus qu’humain.

Je peux le lire mais il me retourne, je peux l’entendre mais l’écouter me touche au plus profond. Sa voix, silencieusement me tire des larmes. Je m’y suis reprise à deux fois pour l’écouter jusqu’au bout, ce samedi matin ; dimanche, cela n’a pas été plus facile.

Il est toujours question d’origine et d’identité. Son questionnement sans fin, tracassé par les commencements, nous interroge aussi .Il est un miroir de nos vies, forcément quotidiennes sinon elles ne sont pas, n’existent pas. Nous ne pouvons nous dérober à nous-mêmes.

 

Il faut lire tout Bergounioux.

 

Chez Verdier pour la plupart et Gallimard mais aussi Fata  Morgana et Pleins feux et autres petites maisons d’édition.

 

ELB

En réponse à  l’article précédent:lire

Double-page.

hgdoublepage10BISCroquis du train et d’ailleurs.

Hier premier janvier 2015 j’ai pris le temps de rechercher dans les numérisations de mes pages de carnets celles que je nomme Double-page. J’ en ai retenu sept,peut-être pour les intégrer sur une semaine .

Un choc, une résonance : les deux images en vis à vis obligent à un regard questionneur, ici sur la vie, le temps…L’instant arrêté, celui qui nous échappe, l’oubli, le futur, les différences et les connivences. Devant ces deux êtres le troisième bien sûr: nous -vous ,moi- qui à cette seconde ne  faisons même plus regard commun…GHV

Croquis du train et d’ici.

  Voir video croquis.

Le lien se fait par ma page Facebook en attendant de découvrir comment inserrer directement une video via Woodpress!  Voilà quelques jours de congés passés, très rapidement passés. J’ai peu pris mon train de banlieue, j’ai peu croqué mais rangé mes carnets   (cent vingt quatre des seuls croquis du train). Pourquoi tant d’acharnement? Cela ressemble si peu à ce que je fais par ailleurs. A quoi cela sert-t-il? A capter, à vivre, à garder le fil…Rien qui m’ait pesé. Je dirai même une addiction fortifiante. Et pour ce jour une compilation d’une vingtaine d' »hommes » pris non pas au hasard mais  parce quelque chose  de subtil a retenu  mon regard.  GHV