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Autoportrait souriant.

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Merci Evelyne…le journaliste m’a appelé à cause du Blog justement.

Une interview au téléphone puisque six cents kilomètres nous séparent.

« Non pour vous la lotoise exilée sur Epinay sur Seine pas une photo mais un autoportrait. Un auto-portrait dessiné . »

Oui ai-je dit. Et voilà deux journées que je consacre à cela, plus d’une dizaine d’essais .

Sans auto-dérision, sans narcissisme (hum!), sans haine, sans m’effacer,ce que je sais de moi et ce que j’ignore, et ce que je vous dois, image de moi à moi volée

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Et ce deuxième aussi où je me rajeunis de dix ans !.GHV

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Il y a trois ans tout juste

Copie de dormir

Croquis et billet du 11juin 2013 réédités le 11 juin  2015 et ce jour à nouveau. Petit exercice de mémoire et méditation.

 

  Du 11 juin 2013(Trouver le sommeil)

Train de  12h46 depuis Paris vers Epinay sur Seine. L’abandon de l’enfant dans le pré-sommeil me touche. Paisible , Orphée sur sa lyre arrange  pour lui le rythme du train, les bruits d’étoffe, l’harmonie des voix d’hommes sur la banquette à l’arrière , le son feutré des doigts sur l’écran tactile et la basse d’un  cœur alangui tout prêt de l’oreille…

Qui se souvient s’être endormi sur le sein de sa mère? GHV

Du 11 juin 2o15 (Il y a tout juste deux ans)

Retour vers 22 heures, abrutie par la chaleur. Pourtant j’ai sorti mon carnet : j’ai pu m’ asseoir  dans le train malgré la foule .  Pas un  un mot, pas une pensée à raccrocher aux croquis. C’est pourquoi je lance une recherche et fait défiler le calendrier du blog :rien pour le 11 juin 2014 mais ce dessin le soir du 11 juin 2013: la journée avait du être plus sereine. Et vous que faisiez_vous ce jour là?

Le blog a  deux ans et demi. Je me dois de réfléchir à quelle forme lui donner lorsque je ne voyagerai plus quotidiennement: l’heure de la retraite approche!  GHV

 11 juin 2016:(Il y a tout juste trois ans)

Retraitée!. Je lisais aujourd’hui sur le temps et la durée  (François Chen) .Feuilleter dans le passé remet rapidement les pendules à l’heure. Le temps file et très vite. GHV

 

Ville et campagne

villeetcampagne

Deux verres de rosé, j’éclate de rire. Sous la voûte étoilée nous attendons le dessert de fruits , les papillons de nuits assaillent les deux lampes nues et animent le frêle découpage noir de la treille de Baco .Chez J.  notre voisine nous dînons pour notre dernière soirée dans le Lot. Demain matin dès l’aube nous partirons.Le silence est partout, plus aucune ferme aux alentours depuis des années.

J. a dans la pénombre un air de korê antique et de walkyrie nordique, ses lourds et très longs cheveux roux déployés en cascade sur les épaules et la poitrine..Elle nous reçoit avec bonheur. La retraite l’a apaisée.

Je ris encore.Elle nous a révélé les avances de V. et parce qu’elle soupçonne toute une vie de débauche pour sa femme s’épanche sur le couple, les frustrations, puis sur les médisances à son  égard d’un autre voisin malfaisant .

Ma première réaction est de réfuter l’image  qu’elle colle au pauvre J que j’ai bien du mal à imaginer cavaleur

La campagne, la province  et ses ragots mais aussi ces vies posées là en évidence. La tristesse me gagnerait presque à savoir que d’autres prennent cela pour argent comptant, et qu’en sais-je en réalité ?  Et qu’il y a bien là des âmes blessées, celle de J. justement et de sa petite femme que j’aime tant et dont la jovialité prête à commentaires, des vies troublées …et toujours une part de vérité.

Un dernier verre … « A bientôt  » . Les étoiles glissent curieusement dans le ciel marine.

C’était il y a dix jours. J’ai repris pour ce qui est ma dernière rentrée le chemin du boulot et vais crayonner ces visages et ces corps alourdis sur les banquettes du train , lourds de leur vie , de leur existence consciente ou négligée …La ville. GHV