Haïku du soir.

Au-dessus des maisons

Du chemin des jardins

La lune d’hiver.

 

ELB

Haïku du jour.

 

Le jour enfin là

Un ciel à la renverse-,

Soleil dans la flaque.

 

ELB

Rodez et musée Soulages.

Réédité en raison de l’exposition Soulage au Louvre.

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Image: Dans la cathédrale.

« Tu verras l’Aveyron c’est autre chose que le Lot: c’est dynamique. » m’avait averti mon frère Pierrot.

« Ah si, Rodez est très catho… » m’a-t-on dit parce que j’avais remarqué l ‘ importance des écoles chrétiennes et la cathédrale  qui dominait altièrement notre petit hôtel.  Un euro le café en terrasse! La nuit passée là nous a appris que la jeunesse y est bruyante mais qu’au petit matin tout est calme dans les rues désertes.   C’est une ville ou chaque siècle a bâti avec jubilation  Et la banlieue a accroché au centre d’ anciens villages transformés en citées  dynamiques, propres , aérées .  Dormir dans les villes permet d’en ressentir l’atmosphère, d’en apprécier l’ intimité. Rodez ‘est la ville où Soulages  a vécu, ou sont père artisan a travaillé, avec les rues où il déambulait ouvertes sur les champs aveyronnais , la cathédrale dont il a  franchi le seuil, senti la fraîcheur et l’ obscurité.

Nous voulions découvrir le musée  Soulages oeuvre de RDRarquitectes. Nous avions roulé la veille sous ses volumes conquérants d’acier , nous revenions dans la lumière de  la fin de matinée pour déambuler sous eux , grimper du remblais jusqu’au parc ou la bâtisse s’étire, minimaliste, discrète,  laissant à la nature , aux arbres surtout  leur fonction apaisante et légère d’invitation au repos et à la méditation. Esprit scandinave de l’architecture : le même dépouillement, le même souci du détail sensuel avec  en place de la brique le métal…

Je revenais pour voir des œuvres de l’artiste dans son terroir avec le souvenir de celles vues et revues au centre Pompidou (2009/2010). Chacun peut-il ressentir les  surfaces noires de Soulages? Un tel parti pris peut faire soupçonner une simple démarche d’artiste radical, un brin « mono-thématique » comme le dit Ch. Je ne pensais plus cela à ma troisième visite, consciente de la force , de l’énergie, du mouvement, de la lumière aussi bien sûr ,du geste et de la forme . Sans arrière pensée il me vient  à leur « contact »un rire d’émerveillement. Et si seuls les pâles effets des vitraux de Conques ne m’attiraient guère (je ne les ai pas encore visités) la salle des cartons du maître m’a réconciliée avec cet idéal modeste et terriblement orgueilleux aussi. Donc aller dès que possible à Conques…

A Beaubourg  peu de salles étaient sombres. Ici tout est dans la pénombre, la lumière de certaines baies tamisée et parfois l’éclairage totalement artificiel. La lecture des peintures scarifiées en est bouleversée, offerte de façon obligée.

Le cadavre d’un tout petit oiseau a lui aussi retenu mon attention.Avant la visite, après.

Quinze photos de Rodez .juillet 2014

GHV

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