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Nouvel An.

 

Il est courant pour bon nombre d’entre nous que chaque début d’année devrait inciter, induire résolutions, bonnes ou mauvaises et autres projets ou envies reportés ou déclinés. Rythme ou cadre de vie, contraintes diverses ou objectifs abandonnés tel que retrouver une camarade de classe que les différents déménagements ont fini par éloigner érodant le fil qui nous reliait.

La vie secrètement brouille les pistes si on ne les entretient pas.

IL nous semble à distance que l’an passé, c’était un peu pareil mais on recommence s’intimant secrètement l’ordre ou plutôt se choisissant tel ou tel défi ou réalisation comme une lecture essentielle ou la découverte de tel lieu laissé de côté ou encore une visite à quelque ami qu’il faudrait plus régulière comme celle faite à une vieille tante ou oncle dont le mince bagage toujours se réduit davantage et avec qui, les adieux et discussions se font de plus en plus brefs. Tout en économie, présage d’une fin se rapprochant.

La liste de nos envies est longue et c’est bon signe. Dans un cas, du temps à rattraper et au mieux un désir, un instinct de vie ou survie chez certains malheureusement. Quoiqu’il en soit, la lumière est là qui pousse de son aiguillon le jour, très petitement certes, mais la vie devant soi à poursuivre et à tisser avec les autres est bien là.

Le rangement de fin d’année quand chacun a eu son compte de douceur, tendresse, cadeaux minuscules, petits ou grands, attention à l’autre, en famille ou entre amis et que l’on a retrouvé ses pénates pour se détendre à nouveau sur le plus confortable de ses fauteuils ou canapé ou encore que l’on soit allé renifler l’air de la montagne ou de la mer pour prendre force, est toujours, au moins en ce qui me concerne, plein de surprises. Grâce à une boîte malencontreusement renversée, il m’est tombé des mains un tout objet insolite de couleur verte ; j’ai pensé à un de ces trésors amassés par mon petit-fils qui va du bout de bois au lisse caillou ou galet, en passant par la bille irisée.

A y regarder de plus près, c’est un petit morceau d’une bague perdue ou oubliée et pourtant à laquelle j’étais fortement attachée car reliée à un moment de retrouvailles et de pause proche des calanques de Cassis, il y a un peu plus d’une vingtaine d’années. C’était un petit pavé rectangulaire de malachite frappé de minuscules marcassites qui brillait sans ostentation. Chaque année nous ramène quelque surprise ou trésor oublié.

Je n’ai pas lu toutes les BD de Catherine Meurisse, Les grands espaces ou Delacroix, son dernier mais j’ai en tête toujours présent, celui paru, à quelques mois près, un an après l’attentat de Charlie Hebdo où elle travaillait et la préconisation est toujours de mise :

La légèreté.  A quoi chacun ajoutera la douceur, la bienveillance qui parfois agace, le mot plus que la chose-, car comme tout mot trop dit, répété, entendu, se galvaude. De la curiosité et du discernement dans un monde que l’on essaie toujours de comprendre et dont les réactions et fonctionnements nous échappent souvent.

Je pense qu’il en est de même pour vous ; les grands incendies partis pour durer en Australie nous font plus que jamais penser entre autres-, à la disparition des dinosaures selon une des hypothèses scientifiques et forcément à la nôtre. Donc, plus que jamais :  Carpe diem, en conscience, évidemment.

Ici, le Causse tout blanc de givre nous invite à la contemplation.

 

ELB

 

Haïku du jour.

La clarté bleuit

L’An neuf échappe à la nuit-,

Pointe du jour.

 

ELB

Haïku du soir.

Au-dessus des maisons

Du chemin des jardins

La lune d’hiver.

 

ELB