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Langue de bois

ghv.page du carnet de maud,.huile sur toile .65grammes hors chassis.vendredi.5 mars 2020.

Un midi sur Europe la réponse du jeune entrepreneur interpellé par le journaliste qui s’inquiète, »vous prétendez à une excellence que d »autres vont revendiquer très vite pour leur propres produits tout aussi bio que le votre?Que leur opposerez vous comme argument?  » « L’authenticité. » On peut donc s’en sortir ainsi dans le monde de l’économie comme en politique, avec un seul mot qui se veut infaillible et en balaye bien d’autres.

Ailleurs au dessus du chevalet le mot plane sinistre et malin.

Authentique la recherche d’une manière?

Authentique le refus d’une manière?

Authentiques le sujet choisi, l’écoute de son temps ou celle de l’intemporalité, le choix de la figuration, ou son dédain? Quand ce n’est pas le seul fait de peindre? GHV

PS; aujourd’hui à Epinay devant les panneaux de la campagne municipale j’ai bavardé avec un spinassien et parlé d’enjeux politiques pour la ville. Nous avons échangé l’adresse de notre blog. Ici le sien: http://internautique.canalblog.com/ Bien sûr aux deux vous pouvez vous abonner…

Eau-de-Café

Bambouler: « …et les pieds du lit bamboulèrent. »

La craintitude: « ...qui mettait parfois Marraine dans un état de craintitude débornée. »

Ah, la truculence des mots dans ce livre où la parlure peut être dite « saisonnière »,où le causer se fait en boissonant…Chaque personnage, puisque il s’agit d’une histoire, à l’abri de l’océan méchant, à Grand-Anse (en 1962 il me semble), en terre de Martinique se campe avec ses actes et avec sa déblatérance et nous entraine du présent au passé et vice-versa La craintitude, l’ émerveillation, la pucilité des fillles,,l’amicalité, la claireté du jour,l’illusioneté de la vie,la couillontise ,tous mots qui font s’affoler sur l’écran en ondulés rouges le correcteur de ma page mais pénètrent sans façon mon imagination…Truculance de la langue.

Mais que ou qui sont le chrysocale qui n’est pas or,les ravets d’église,le parler couli?

Voilà que ma langue, le français, s’est inventé ici une régénérescence, une vivacité un entrain dont on se demande si ce ne pourrait être le seul intérêt du livre.

Qu’ai-je compris au déversement , au déferlement de propos, de récits?

L’auteur-narrateur Raphael Confiant lance une recherche dans cet écheveau embrouillé : trouver les deux bouts du fil qui résoudrait le mystère d’Antilia la trop belle négresse noyée. Or il s’avère que les fils sont multiples, les noeuds inextricables et que fouiller dans l’énigme de ses propres origines ,dans les méandres de son identité devient une épreuve initiatique.

La quête vouée à l’échec de ce jeune insulaire revenu au pays aboutit à un récit picaresque, mystérieux , comique parfois. Comment trouver une explication rationnelle au mystère que fut Antalia, « la fille de plusieurs pères »,la trop belle négresse qu’éleva sa « ‘marraine » lorsque beaucoup sur elle se taisent, d’autres délirent, ou encore transforment .

Du carnet nov.2011,repris en sept.2012.Croquis du train aquarelle.

Chaque province française a ses auteurs. Je les lis peu. Même ceux de mon Lot natal dont certains se sont taillés une belle popularité en puisant en amont, ne m’attirent guère. Peut-être est-ce parce que je n’en connais-je aucun qui situe le récit dans notre présent. ELB ou d’autres sauront peut-être nous en conseiller de plus actuels. GHV

Rideau d’Epinay.

Saisir ce que le front appuyé à la vitre je viens de ressentir, ce qu’aucune photographie ne saurait atteindre. Sur un carton avec les restes de la palette de l’après midi. Saisir le rideau tendu suspendu entre deux immeubles . Que cache-t-il?.GHV