Archive by Author | hyacinthe46

Haïku du soir.

Des glaçons fondus

Feuilles jaunies à terre

L’air est étouffant.

 

ELB

 

 

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Haïku du soir.

 

Entre nuit et silence

Murmure dans les arbres-,

La lune à demi.

 

ELB

Ce que je pourrais vous dire (suite).

 

 

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Eh oui, petit décalage nous ne sommes pas demain mais bien après… Des visites amies tellement enthousiasmantes !

La ville me parait lointaine et pourtant il me semble parfois en entendre la rumeur. Mais à la campagne, il y a  de bonnes surprises et des animations de qualité. On ne peut s’y ennuyer et les occasions de conférences, visites et autres propositions culturelles sont nombreuses à tel point que presque tous les jours, une sollicitation pique la curiosité mais nous n’avons pas le don d’ubiquité.

Une soirée théâtre non prévue au Festival de Figeac avec B. et D. La vie est un songe de Calderon de la Barca :  L’énigme du destin des hommes, le mythe entre rêve et réalité. Une belle mise en scène et des acteurs solides. Une autre sortie, plus proche et  non loin de chez Huguette ; l’offre avait accroché mon œil : Maupassant et le fantastique dans le cadre des grands arbres de la source Salmière, ancienne station thermale qui a eu son heure de gloire.

L’écho du monde et ses résonances un peu chaotiques et dans la lumière des phares, l’entrée de Simone Veil, la cinquième femme au Panthéon. Nous n’oublierons pas sa ténacité clairvoyante, ses engagements et ses combats, ses indignations aussi qui ont contribué à faire progresser les droits des femmes et des hommes en matière de santé et son « coup de gueule » à propos des crises migratoires ou de conflits armés ou encore de guerre.

Toujours davantage de plastique à tel point qu’on parle d’un sixième continent. De retour d’un tour du monde d’un an, C à qui je demandais ce qui l’avait le plus choquée outre la pauvreté de certains pays traversés, elle m’avait répondu : le plastique, il y en a partout.

Toujours davantage de grandes fortunes et encore davantage de pauvres, des affaires que l’on aurait voulu éviter en les occultant et qui font vaciller la confiance mise dans le gouvernement qui s’annonçait irréprochable.

Perspective démographique galopante pour l’Afrique dont la population doublera, nous disent les experts-, d’ici 2050 donc flux migratoires plus importants . Rien qui ne puisse apaiser  la peur de l’autre et la crainte de l’inconnu qui ont toujours été là, du reste, s’installent ou s’intensifient selon les cas. Se protéger derrière des frontières comme certains de plus en plus nombreux le pensent et le souhaitent même ? Penser que l’on peut faire rempart dans un monde aussi éclaté et aussi bien connu que méconnu de tous est illusoire. Entre sécurité et liberté, il nous faudrait choisir ? Un monde simple qui s’est complexifié par la connaissance que l’on a cru en avoir ? Peut-être, mais l’homme est-t-il si simple ? Ou alors, s’est-il laissé déborder en croyant avoir évolué et s’être enrichi de connaissances nouvelles les intégrant à sa vie modifiant ainsi son rapport à l’autre oubliant l’essentiel : la simplicité.

Le monde peut rester simple si l’homme a réussi à le rester lui-même. Sacré défi. C’est une conversation à peine éludée entre amis l’autre soir, sous un ciel étoilé des plus beaux que nous offre ce triangle noir du Quercy. Nos libations n’ont pas facilité les choses ou nous n’avons osé nous embarquer sur ce sujet si vaste pensant peut-être que nous resterions, de toute manière, impuissants à le changer même en y participant à un modeste niveau pensant ou n’entrevoyant un autre avenir que catastrophique.

Préférant se laisser bercer par les étoiles qui ne manquent pas non plus de nous interroger nous ramenant toujours au début du début de l’histoire. A l’essentiel. Mais avant et encore avant avant, qu’y avait-il ? Le spectacle des constellations nous aide à être plus humbles.

Par chance, les astres nous sont communs même si nous n’avons pas tous, sur la belle bleue, pu voir la plus longue éclipse de lune du XXI siècle.   Brèche, trouée, échancrure des nuages que traînait le ciel depuis le matin, fondent comme barbe à papa dans la bouche enfantine. Quand,  après nous être endormis, je découvre vers 23 h 15, une boule, chocolat ou caramel, la Lune et Mars ont joué. L’exclusivité du siècle.

Au moment de rentrer, bousculant dans la pénombre un pot de fleurs, je vois, cherchant la fraîcheur, deux petits crapauds. Et je retombe en enfance.

 

ELB