Ce que je pourrais dire.

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Les dernières illustrations de Huguette ne sont pas pour me déplaire même si après avoir été un véritable pensum, les cartes de géographie me sont apparues assez vite, c’est-à-dire à la fin du primaire-, un terrain vierge comme un tremplin à l’imagination, une manière d’apprendre en voyageant et d’arpenter le monde. Les petits atlas de poche ou bien ceux qu’offraient en fin de pages les petits agendas me faisaient allègrement d’arpenter le monde, m’affranchissant de toute frontière. Sujet de réflexion ou de rêverie, battre la semelle par procuration était bien aisé et le sac à dos, léger.

La représentation géographique du monde, a pu être imaginaire ou approximative à en devenir, parfois, molle comme une montre de Dali ou élastique comme un chewing-gum que l’on tire hors de sa bouche.

Ainsi, selon que l’on se trouve en Australie ou au Groënland, on envisage de façon différente le planisphère. Dans ma stupidité et grande naïveté j’ai réalisé à nouveau, l’ayant oublié, ces manières surprenantes de cartographier la terre, en la mettant à plat comme pour la parcourir. Une espèce de topo guide, en quelque sorte. Se la figurer, la considérer, d’un point de vue ou d’une perspective autre que les nôtres ; ces différentes images, je les ai retrouvées en déambulant au Musée du quai Branly, à l’automne. En arrêt devant une mappemonde qui n’était pas la mienne et subitement j’avais passé cul par-dessus tête. Le monde à l’envers. Ce point de vue donnait une autre vision de celui-ci.

Et là, m’est revenu en mémoire le jour où je réalisai qu’effectivement le monde est autre pour qui le voit d’ailleurs. Mes neurones en sommeil s’affolent. Il y a une vingtaine d’années, le magazine d’un hebdomadaire y consacrait un dossier. La naïveté est bien persistante, parfois. Mais voilà qu’il me revient une lecture : celle d’un livre de Sylvain Tesson, le voyageur écrivain.

Dans Les énergies vagabondes, je pense, il se demandait si par exemple un Mongol ou plus généralement un asiatique avec la fente de ses yeux, pouvait du regard, distendre l’horizon. En quelque sorte, lui est-il possible de voir davantage à l’horizontale ; l’infini de la steppe joue-telle dans la manière de percevoir la terre et donc de la cartographier. Des yeux ronds seraient-ils plus enclins à voir ou accepter la rotondité de la terre, des mers et des océans et pas uniquement à partir du pont d’un bateau.

Si nous sommes entourés de pics et de sommets vertigineux, nous habitons forcément, différemment le lieu que si nous nous trouvions en bord de mer. Et la façon d’appréhender notre vie, en conséquence.

Géographie souple, modulable. La même que celle que je m’invente derrière la vitre du train. Mes pensées vagabondes épousent les reliefs du paysage devenu pâte à modeler.

Décidément, où qu’il se place ou se situe sur le globe, en le déroulant pour l’arpenter ou non, l’être humain se ressent et se perçoit souvent comme étant au centre de celui-ci. Il s’y sent à l’aise ou bien essaie-t-il de l’apprivoiser pour mieux le dominer ?

Hier au soir, la lumière barbouillée de la ronde lune de février ne préfigurait pas forcément un jour aussi clair et musical, pourtant, tôt ce matin les chants d’oiseaux étaient vraiment printaniers. Heureusement, La nature nous remet souvent à notre place.

ELB

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