Odile Détruit et les mots 2 Je ne vous connais pas mais je vous imagine .

Odile.Détruit

Photos d’aquarelles et lithographies  d’Odile que je ne connais pas.

Pas lu non plus l’article de Huguette pour ne pas être influencée. Pas eu le temps de quoique que ce soit, ces derniers jours,  occupée par le jardin, les joyeusetés d’une fin d’année riche en activités ainsi que la préparation d’un petit périple, le seul de l’été : quatre jours  en prenant quelque repos dans le jardin de la France, nimbé de douceur angevine et bercé par une langue qui serait la plus pure ou la mieux parlée. Légende, peut-être.

J’arrache au cahier bleu donné par Camille il y a cinq ans, à son départ pour un voyage d’un an, une feuille aux lignes et interlignes, bleu aussi.  Je note mes impressions et émotions au passage des images photos  que m’a envoyées Huguette. Sans réfléchir. Ce sont celles de Odile qui a dû exposer avec elle.

Voix off, fiction ou récit ? je ne sais.

Esquisses, aquarelles évanescentes, noyées, larmées ; peut-être une falaise ou un morceau de sucre en train de fondre. Iceberg ?

Une enfant, elle n’est pas vraiment là.

Un groupe de jeunes, vigoureux et vivants, un peu sûrs d’eux. Plein de vie future prêts à s’y lancer à corps perdus ou agressifs ?  L’enfant en a sans doute un peu peur tout en les admirant.

Numéro de cirque, recherche du point d’équilibre : un enfant au chapeau sur le nez me rappelle un tableau.

L’enfant ou presque adolescente, inquiète et qui ne semble toujours pas être là ; sage ou triste ? Des mots un peu trop rêches dans les oreilles?

Les vacances en ligne de mire. Le temps suspendu comme la pause nécessaire. Les vacances à contre-courant : Les palmes ne serviront à rien.

Un oiseau blessé traverse le ciel, touché en plein vol.

L’enfant tirée, hissée par le ballon mais elle semble vouloir en freiner l’ascension.  Pourtant c’est de la légèreté qu’elle voudrait. En quête d’un lieu, d’un endroit où aller.

Le vent la poussera. Les vacances permettront-t-elles cela ?

A nouveau un enfant, plus petit, un garçon avec sa mère. Très beaux, tous les deux et très proches.

 

Qu’est-t-il devenu ? L’enfant n’attend pas forcément ce qui arrivera ou va arriver.

 

ELB

Nota bene: ce texte de ELB fait écho au texte Odile Détruit et les mots  . Les deux veulent créer des liens nouveaux avec une œuvre picturale. A vos plumes…

 

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3 responses to “Odile Détruit et les mots 2 Je ne vous connais pas mais je vous imagine .”

  1. trainsurtrainghv says :

    « Coeur artique, fracture, bouche en lisière des congères, dilution, immersion de l’image, une révélation ! »
    mailto:frederique.elkamili@gmail.com

    Dont je donne ici la contribution en attendant de l’insérer de manière plus visible sur le blog ….

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  2. Esther Luette says :

    La légèreté profonde de ces aquarelles … 🙂 Petit moment de grâce.

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  3. trainsurtrainghv says :

    Pour les lecteurs qui liront ce commentaire qu’ils sachent que ton texte est inspiré par le travail d’Odile Détruit et fait suite à l’article précédent. Deux des regards bien différents puisque le tien propose une analyse poétique, recherchant sentiments et sensations dans la nature réelle . Nous fonctionnons ainsi bien souvent au quotidien ,instantanément ,intuitivement émus par ce que nous percevons… Nous attendons et Odile Détruit avec nous des réactions et des mots ….GHV

    Aimé par 1 personne

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