Marcher à Epinay

 

 

Voulez-vous venir marcher avec nous disait la petite annonce? Si oui rendez-vous sur la place de l’église à Epinay à 9h 55. Je pense qu’à dix heures la quinzaine de marcheurs était là et déjà sur le départ et nous avions un soleil magnifique. Moi la seule tête blanche ou presque et heureusement des jambes assez dérouillées par mes sorties de l’hiver en solitaire, qu’il ait plu ou neigé, parce que devant moi ça démarré d’un pied ferme et alerte.

Il y a peu que j’ai goûté aux sorties en groupe. Moi la  casanière, curieuse  des nuances d’une pâquerette, attentive à l’envol d’un moineau, au silence,  saurai-je supporter  les préoccupations d’autres amoureux de la nature? J’ai donc tâté le terrain sur mes terres, dans le Lot, causses, bois, sentiers, chemins noirs…grâce à Claudine et Evelyne.https://trainsurtrainghv.wordpress.com/2017/10/22/ce-que-je-pourrais-dire-4/   (texte écrit par ELB-Evelyne.)

Le groupe spinassien* , surtout des femmes -mais les hommes s’y complairaient surtout s’ils étaient plus nombreux- aurait enchanté nos quercynois*. La tchatche, formidablement dynamique, aussitôt enclenchée ,  ouverte sur tous les sujets semble-t-il: vie perso, expériences, enfants, éducation, considérations sur la Seine drapée de ses guenilles de plastique après la crue , que faire pour nettoyer ça? ,les pays d’origine -et ils étaient presque aussi variés que le nombre de participants- le boulot, l’école publique et la privée, les valeurs de la république…si,si , les allusions à l’investissement dans le  monde ses associations, les études des enfants, les choix de vie, la religion, tous discours qui vous laissent pantoise… Mais où trouvent-elles l’énergie?

Bref à la différence des sentiers lotois où l’on échange surtout sur les lieux, les traces du passé, où l’on désigne le travail de l’homme et où l’on surprend parfois au détour d’une haie celui des sangliers fouisseurs je n’ai pu guère m’attacher au paysage ici urbain. Partis du centre ville, après avoir traversé le pont d’Epinay en relevant nos cols, pris sur Villeneuve la Garenne et zigzagué entre les blocs de verre de la nouvelle zone de bureaux nous avons rejoints par un trajet inconnu pour moi le parc des Chanteraines que je connais si bien. Les tortues à tête rouge semblaient avoir déserté leur mare presque gelée. La ville  est comme rejetée vers l’extérieur , à peine perceptible au dessus , au delà des arbres et l’on pourrait là aussi voir, écouter, herboriser…Mais ce groupe là avançait avec une détermination farouche à s’emplir les poumons, à remplir l’heure  d’échanges, de foulées alègres, à oxygéner le corps pour évacuer et dès le lendemain repartir au boulot plus tonique encore.

En fait j’étais ravie. Je n’avais pas de carnet sur moi; qu’en aurais-je fait?! GHV

A propos de la place de l’église à Epinay sur Seine.   

*Spinasien, habitant d’Epinay. Du mot latin spina, épine. Autrefois Epinay était un vaste champ de ronces!!!

*Quercynois, du latin Quercus: chêne. Correspond à peu près à l’actuel département du Lot.46

 

 

 

 

About trainsurtrainghv

Le blog initié pour extraire de leurs carnets mes croquis du train (GHV:banlieue, quotidien, voyage petit, paroles singulières), prend corps avec les mots d'Evelyne (ELB: déambulations parisiennes et banlieusardes, sensations et constats et depuis peu retour sur le Lot). La palette de notre enfance quercynoise nous autorise ce regard particulier sur le monde citadin et banlieusard et sur la vie en province. GHV

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