Archive | juin 2017

Très vieux carnet.

 

 

couverture

 

A croire que les lotois ont le goût des carnets ou bien qu’ils s’accordent à  leur trouver quelque utilité. Si les miens  contiennent des croquis y apparaissent aussi sous forme de dates, de mots , de remarques notées , et donc mille liens avec le quotidien, avec l’histoire.

Celui que je numérise avec beaucoup de précautions tant il semble devoir se pulvériser était le pense-bête, le livre de comptes d’un ancêtre de la famille Héreil de Miers (et non de Padirac  qui n’avait pas encore le statut de commune autonome. A moins que ce lieu-dit, Seyssac dépendit alors de Loubressac?) Pour le manipuler et le   protéger il avait plié et cousu les vingt-cinq feuillets dans une couverture découpée dans un parchemin , peut-être un ancien acte notarié. J’en prends grand soin, je l’ai promis à Ginette l »amie de ma soeur.

 

page11

Voici ce que je lis:

 

« En 1872 il y a eu un signe dans le firmament la nuit du 4 février bien extraordinaire car toute la nuit le ciel a été éclairé comme s’il y eu fait un clair de lune; malgré que la lune n’y était pas. »

Quelques recherches me permettent d’apprendre  que cette année là une pluie de météorites toute une nuit traversa inlassablement le ciel, ce qui stupéfia tout autant les américains que les habitants d’Epinay (quelques paysans, meuniers ou artisans )ou de Bretagne…Je suppose que beaucoup exprimèrent alors leur peur devant ce qui ressemblait tant à l’apocalypse et que les historiens sauraient nous en livrer bien des exemples. En réalité la comète de Biela après une éclipse de 2417 jours venait mourir  avec grâce en un gigantesque et long feu d’artifice.

A l’arrière du feuillet il note encore ceci : »mort de la femme Brassac de masdavet le 23 décembre 1872. « Elle est venue, j’ai vu ,je meurs… »

Reste une énigme: la comète si spectaculaire à cause de sa désintégration fut observée le 27 nov au-dessus de la France et non le 4 février. Peut-on imaginer qu’il ait   voulu  quelques années après noter un fait à ses yeux incroyable et qu’un souvenir de froidure ou de brouillard lui ait fait confondre automne et hiver? Ou bien y eut-il un autre fait merveilleux?  GHV

 

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Haïku du jour.

Sur le jardin clos

Dans un fracas de tonnerre

La porte s’ouvre.

 

ELB

Haïku du soir.

Rêves de bruine…

Le long jour du solstice

Garde  l’éventail.

 

ELB