Lisbonne.3.Les mariées

Qu’eut dit Fernando Pessoa du mariage et des couples? Dans La mer de tranquillité il écrit: »Nous n’aimons jamais vraiment quelqu’un. Nous aimons uniquement l’idée que nous nous faisons de ce quelqu’un. Ce que nous aimons, c’est un concept forgé par nous — et en fin de compte, c’est nous-mêmes. » Appliqué au couple   l’on sombre dans un bien étrange constat.!

Au Chiado, quartier chic, au café A brasileira qu’il fréquentait la chaise  àla gauche du poète  est vide ou libre.

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La cathédrale : Cl. l’avait inscrite dans son parcours pour l’après midi du vendredi. En prime nous aurons un mariage.  Nous jubilons . Nous nous tordons le cou à attendre la mariée au bras de son père.Les  travées se sont peu à peu remplies de jeunes couples en tenue. Les filles pour lesquelles le  mot d’ordre était  le vert, robes longues, décolletés plongeants  et talons (elles ont osé affronter les pavés ) ont déjà remonté la nef .Leurs compagnons en vestes serrées et souliers pointus. Dames en chapeau. La choriste  a entrepris trop tôt son morceau et les notes suraiguës résonnent sous les voûtes.

amour

Que les anges au haut des piliers nous écoutent mais nous pardonnent: nous échangeons quelques remarques  -dirais-je légères? amusées?- sur le couple d’amoureux  à la différence d’âge évidente , tout aussi touriste que nous  et qui sur un banc tout proche se câline et se papouille  . Mais pour eux qui s’aiment leurs sentiments leur permettent  de manifester un regard plein d’émotion   sur l’évènement. A les observer j’oublie pourquoi nous-même attendons . Pour quelques secondes à peine j’aurai  en ligne de mire un superbe dos nu souligné de dentelle blanche.

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A Tomar la veille: j’ai voulu garder un souvenir de ce nuage vaporeux comme je le fais des mariées du métro ,ou celles des mairies le samedi , celles que je croise au hasard des rues. Cet après-midi encore et c’était sur Epinay (j’écris à mon retour de Lisbonne)il y avait mariage à la mairie : youyous et klaxons en folie.Parade nuptiale. de l’animal homme

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Nous cherchons le tramway, le fameux 28 celui que tout guide recommande comme obligé pour découvrir la ville . Je n’ai vu qu’un éclair blanc…Elle court la mariée  et abandonnant là  mon amie   je  bouscule, contourne les  passants très nombreux ,je ne vois plus tout à coup que ses jambes et ses espadrilles, je la dépasse enfin et elle se prête volontiers à la pause  avant que de repartir dans un éclat de rire.

_ »Mais où était-tu passé? »

GHV

Sur le blog à propos d’autres mariées:

https://trainsurtrainghv.com/2013/09/20/la-colere-dun-enfant/

https://trainsurtrainghv.com/2016/05/18/la-mariee-chinoise/

 

 

 

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About trainsurtrainghv

Le blog initié pour extraire de leurs carnets mes croquis du train (GHV:banlieue, quotidien, voyage petit, paroles singulières), prend corps avec les mots d'Evelyne (ELB: déambulations parisiennes et banlieusardes, sensations et constats et depuis peu retour sur le Lot). La palette de notre enfance quercynoise nous autorise ce regard particulier sur le monde citadin et banlieusard et sur la vie en province. GHV

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