Lisbonne.2

Voyage en train.Nous avons donc eu une soirée, une nuit et une journée hors de Lisbonne invitées par Dalia chez elle à Encontramento : la ville a grandi autour d’un nœud ferroviaire et ne semble avoir qu’un passé récent. Les lisboètes  y logent parce qu’à une heure de train de leur travail. De vastes terrains accueillent d’incroyables villas , vastes et pimpantes regroupées en citées champignons .  Priorité aux structures sportives, aux magasins, aux espaces verts, très verts, alors qu’il n’a pas plu ici depuis avril, soit six mois qui ont grillé les alentours.

Voyage en voiture avec Pedro et Dalia pour guides. Chaque arrêt est choisi et explicité.

img_5336

Première halte dans un parc au bord d’un ruisseau limpide , poissons, canards, parc qui n’a rien à envier à celui de notre île st Denis . Mondialisation : mêmes aires de jeux, mêmes pelouses, bosquets, attractions, bancs, sculptures.  Plus symbolique : les barbecues individuels pour les grillades en famille ou entre copains.

img_5349

La brume se lève et dévoile le Taje au château d’Almoural. Le bras d’eau  a des transparences cristallines…

img_5353

A Constancia Camoès a sa figure de bronze. Il y aurait été assigné quelques années pour cause de disgrâce .Le portugais se veut poète, aime la poésie, chante, montre  ses poètes. Camoès écrivit les Lusiades à la gloire  de son pays. Il évoquat dans le genre épique son passé  et l’aventure contemporaine pour lui (publié en 1572) des découvertes et des voyages de conquêtes de Vasco de Gama .La vie  de Camoès mérite un roman: marin, soldat, meurtrier, grand voyageur ,amoureux incontrôlable, poète, gloire et déchéance…Lisbonne lui a dédié une place et une autre effigie tout aussi célèbre. A Lisbonne encore j’ai trouvé pour Evelyne un livre en français sur l’oeuvre du personnage. A quand pour moi la lecture des huit mille huit cent seize vers?!

La route serpente entre des collines brûlées par le soleil , surplombe, enjambe  le barrage qui approvisione la capitale en eau sur  le Zézere .

img_5379

Autre halte à Tomar la ville des croisés, nous y déjeunerons. Il y a tant d ’anecdotes sur la ville. Evocations avec nos amis des fêtes du lieu , du 25 avril 1974 jour de la révolution des œillets vécue là par Dalia, , de la chanson de Zé Afonso qui à la radio donna l e signal pour l’insurrection, de l’art manuélin, des couleurs de la ville, de la nourriture , des jardins encore. Je reviens sur la fête des tabuleiros  organisée tous les quatre ans où des centaines de jeunes filles défilent  avec un comparse qui les aide à maintenir l’équilibre d’une énorme pile de pains et de fleurs  maintenue sur leur tête. Des photos découvertes sur les murs nous en donne un aperçu .

tomar-ghv

Donc Dalia aime les jardins, les portugais aiment leur jardins.Tant mieux, moi aussi. Après midi dans ceux du centre ville puis  du monastère. Mes compagnes grimpent au haut des remparts . J’ouvre mon carnet sur un banc entre les buis et devant le porche,pure dentelle de pierre, art manuélin encore. Les heures passent. Pedro se plie à notre rythme.

Détour par Nazaré. Voir l’océan.

img_5411

Retour par Obidos : la ville à l’abri entre les remparts , magnifique, toute de couleurs du moins dans la longue rue principale dédiée au tourisme mais la vie authentique  se devine au-delà de chaque « traverse ». Imposants  entrepôts de livres à chiner  où l’on découvre tout un ensemble de titres français, annonce d’un festival de littérature avec un hommage à Saragamo prix Nobel de littérature en 1998 et peut-être en raison de l’exposition universelle de Lisbonne cette année là , une manière de mettre enfin le Portugal à l’honneur.

Déguster une glace …

Dix minutes de retard du train de Santarem (Où naquit  Camoès) pour Lisbonne . Une aubaine : nous  l’aurons au vol avec  quelques instants précieux pour faire nos adieux à Dalia. Promis elle viendra nous voir.GHV

Publicités

Étiquettes : , , , , , , , , ,

About trainsurtrainghv

Le blog initié pour extraire de leurs carnets mes croquis du train (GHV:banlieue, quotidien, voyage petit, paroles singulières), prend corps avec les mots d'Evelyne (ELB: déambulations parisiennes et banlieusardes, sensations et constats et depuis peu retour sur le Lot). La palette de notre enfance quercynoise nous autorise ce regard particulier sur le monde citadin et banlieusard et sur la vie en province. GHV

2 responses to “Lisbonne.2”

  1. hyacinthe46 says :

    Merci à vous pour ces flâneries et détours dans Lisboa et ailleurs en compagnie de Dalia. Alors, un livre qui m’attend…

    Camoès, à peine survolé, quelques vers en suspens dans l’espoir secret de venir à bout de ses Lusiades.

    Et la vague de Nazaré, la fameuse? Pas vue.

    J'aime

  2. claudine curtet says :

    Beau compte-rendu Huguette! Il y avait ce jour-là un mélange de découvertes que tu décris si bien et tous ces moments partagés avec Dalia, juste comme si on s’était quittées..la veille. Aller à la rencontre d’un pays et de ceux qui y habitent en compagnie de personnes comme Dalia et Pedro, quel luxe! Ils ont su communiquer l’attachement éprouvé pour leur pays, raconter leur vie à eux en la comparant avec objectivité à notre vie en France. Personnellement j’ai beaucoup appris sur le Portugal, pays où je n’étais jamais allée. Par bien des côtés à mille lieues de la Grande Bretagne que je connais si bien…

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :