Lisbonne.1

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Rua do sol da santa Catarina. A 1418 km de Gramat et 1753 km d’Epinay sur Seine .4 octobre 2016.

Nous y voilà en copines. Pour Cl. éprouver la densité, le vacarme,le contraste d’avec la quiétude lotoise,  pour moi l’impression de débarquer dans une lumineuse et tranquille ville de province qui nous dissimule encore en cette première après-midi ses faubourgs ,ses sept collines et ses mensurations.

Le lisboète n’est point pressé, notre logeuse non plus. Attendre.Et déjà l’on a découvert les chats de la rue, le linge aux fenêtres, les voisins étudiants, l’amas des poubelles, les crénaux en côte des riverains, la femme qui nourrit les pigeons …Pour les cinq jours à venir il fera beau et chaud.

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Voir Lisbonne du ciel nous dit Dalia et apprécier la beauté des pavages. Basalte noir et calcaire blanc. Découvrir que chaque pas mérite attention tant le sol est pentu, le caillou glissant ou parfois déchaussé dangereux.

En 1755 un tremblement de terre détruit la ville et le marquis de Bompal ministre du roi oblige à une reconstruction rapide et raisonnée de la ville. L’on casse les pierres des ruines pour paver les rues.Il semble que l’on n’ai jamais arrêté depuis. Dans l’arrière pays le paysage présente de larges déchirures : des carrières ..Au Portugal on construit, on restaure…

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Il nous faudra bien ces cinq jours pour connaitre un peu les lisboates. Les meilleures occasions au hasard des rues, des quartiers, dans le train, en se restaurant, dans le métro, dans le tramway, en distinguant des touristes  . Nous en reparlerons…

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Adamastor rugit à deux pas au miradouro de santa Catarina. Ses yeux furibonds contemplent au delà du Taje les nuées que lâche l’océan. Le récit de Jean Yves Loude  Lisbonne- Dans la ville noire me l’avait présenté comme une allégorie lubrique , celle du cap Espérance , Afrique effrayante, titan bafoué, trompé dans sa poursuite de la nymphe Téthis.Evocation des flots rugissants,désespoir et peur irraisonnée des marins et soldats embarqués pour d’incessantes conquêtes , vision du poète Camoès.

Au pied de la pierre sculptée la jeunesse étudiante dès le soleil couchant s’assoit calmement avec bières et pétards , le soleil se couche au delà du pont du 25 avril et du christ roi. Un groupe sud américain joue et chante. Au petit matin Cl. m’entraine  y compter les bouteilles vides.

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Dalia .Fleur du Portugal. Emigrée à Gramat mais repartie là-bas pour ses études et empêchée de retour pour cause d’amour. Retrouvailles »comme si l’on s était quittées la veille » après plus de quarante quatre ans sans échanges.Les amitiés de l’enfance ont quelque chose d’indéfectible. Ce soir  elle nous présente Pedro. Demain ils nous amèneront vers Encontramento, Tomar, Nazaré,Obidos.  GHV

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About trainsurtrainghv

Le blog initié pour extraire de leurs carnets mes croquis du train (GHV:banlieue, quotidien, voyage petit, paroles singulières), prend corps avec les mots d'Evelyne (ELB: déambulations parisiennes et banlieusardes, sensations et constats et depuis peu retour sur le Lot). La palette de notre enfance quercynoise nous autorise ce regard particulier sur le monde citadin et banlieusard et sur la vie en province. GHV

One response to “Lisbonne.1”

  1. hyacinthe46 says :

    Je revois avec plaisir le large sourire de Dalia, surmonté de ses pommettes hautes. Merci pour le récit et j’attends la suite…

    ELB

    J'aime

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