Archive | septembre 2016

Le pauwlonia.

 

pauwlonia1Histoire d’arbre, de princesse .

Copié-collé du net: »Le paulownia est un arbre originaire du nord de la Chine et de la Corée. Le nom fut donné par Philipp Franz von Siebold en l’honneur d’Anna Pavlowna, princesse des Pays-Bas, fille du tsar Paul Ier de Russie. Il a été introduit en Europe, via le Japon, en 1834. »

J’y apprends aussi qu’en Chine on le plantait à la naissance d’une fille et que pour son mariage on le coupait et le bois servait de dot.

Arbre aux larges feuilles en coeur  un temps superbes et qui à l’automne grisaillent et laisse le squelette nu avant l’explosion des fières chandelles mauves de chaque printemps. Je cueille sur les pelouses les capsules mûries et desséchées, légers grelots que j’abandonne sur le buffet pour le plaisir du regard. Du crayon il m’est arrivé de rechercher la pureté de leurs becs ouverts.

A Epinay il en existe beaucoup et en cette fin d’été je remarque les jeunes pousses qui parfois éventrent les fissures des trottoirs avec un dynamisme presque cannibale: les plantes à l’assaut de la ville. A ma connaissance un seul semble s’être fait une place à Padirac (Lot): une de mes amies le découvrit avec autant de surprise que d’intérêt sur le terrain de sa maison achetée quelques années plus tôt.

A Padirac aussi nous avons planté un arbre pour le mariage de ma fille. Un cerisier .Pour en cueillir les fruits à pleins paniers…peut-être.GHV

 

Traces.

traces-philippe-delerm

 

Claudine viendra arroser les plantes et je choisis sur mes étagères trois livres qu’elle trouvera sur la table avec un billet pour l’inviter à leur lecture en espérant que cela soit une découverte pour elle.

Traces de Philippe Delerm m’avait été offert par Evelyne (ELB sur ce blog) peut-être parce qu’elle y avait trouvé ce que nous nous attachons à faire sur ce blog : de notre quotidien ,tirer quelque pensée et la partager. Croquis et écriture pour nous.

Trente quatre « billets » donc, accolés aux photographies de Martine Delerm sur ce qui se voit, s’entend, se prononce, se savoure, se lit et j’en passe , fait écho et mémoire, ce qui fait lecture ou engendre une réflexion au hasard d’une promenade de citadin. Des objets, des couleurs, des détails ainsi épinglés par  l’objectif de sa femme émerge une harmonie subtile   avec les mots de cet écrivain qui nous invite à la légèreté et à la sollictude.Il est question de béguine, , de couteau qui  tchakatchaque , de bande molle de coton pour la trace de l’avion, d’échec, de rouille,de vie et de mort.

La littérature est vérité.

La littérature n’est pas vérité. Je rajouterai aussi sur la table et sur ce thème La montagne de l’âme de Gao Xingjian

Le livre existe aussi dans le Livre de poche. Peut-être l’offrirez-vous? GHV

PS. de dernière minute: https://myriamthibault.wordpress.com/2016/09/19/journal-dun-homme-heureux-de-philippe-delerm/

 

Aimer ou pas.

illy1Illy.

Il m’arrive de penser que je n’aime pas ce canapé rouge.

Le rouge n’en ait plaisant que vu depuis le balcon  lorsque le cuir perd de sa brillance.

La matière en vieillira mal, qui accumule au fil des accidents griffures, taches et éraflures et le creux des épaules qui ne s’efface plus.

Parfois trop froid et vite collant les jours de chaleur.

Et puis cette idée de la bête sacrifiée…

Mais il perdure c’est bien là le problème et ils sont bien rares les moments où je l’observe avec réserve ou dédain , en tout cas jamais lorsque je m’y oublie avec mon carnet. GHV