Le bénéfice de l’échec.

promenade-au-parc

 

Dimanche 11 septembre. promenade au parc de l’île saint Denis.

Nathalie pour compagne , le soleil de l’après-midi , les allées à poursuivre, au détour des mamelons encore verts la Seine et un bateau, plus loin à nouveau la Seine et sept cygnes nonchalants .Nous pasons sous les arbres. Paroles…Pour quelles raisons la haine? Où est passé notre insouciance? Quel nom pour chaque arbre? Je reconnais les clématites, elle s’étonne du comportement des gens, des mots qui blessent, nous évoquons le sha et la shahbanou, et le peuple  qui les haissait, les émigrés iraniens sur Epinay après 1979 ,retrouvons le nom de Marjane Sartrapi, nous émettons  des doutes sur la manière  d’imaginer notre futur, saurons nous vieillir  nous que voilà confrontées à la dégradation de nos parents .Passe un autre bateau et les bras se lèvent ,s’agitent et saluent. Pourquoi alors cette évocation d’une émision sur les pompiers intervenant sur les tours jumelles de New-York?

Le lieu est paisible. Je me souviens de sa génèse, elle moins alors qu’elle y passait me dit elle presque quotidiennement. J’apprends qu’autrefois quatre ilôts ,de Vannes, du chatillier, de st-Ouen et de Javeau ,avaient étés raccordés pour former cette longue langue si propice aux balades. Je me souviens donc des bulldozers qui en 1981 s’attaquèrent aux terrains en friche, véritables décharges à ciel ouvert . Peut-être y apporta-t-on des remblais et peu à peu  on voyait s’arrondir les collines, s’incurver des vallons , s’étirer de larges aplats sur lesquels les arbres, faux-robiniers, sapins, chênes, bouleaux, érables, peupliers et aussi des arbustes pour les massifs  en quelques années formèrent un paysage  mi sauvage, mi domestiqué que les riverains apprirent peu à peu à habiter.

Nous revenons vers la gloriette lieu de nos piques-niques entre amis chaque mois de juin, aujourd’hui semble-t-l occupé par un pique-nique politique. Nous savons toutes deux y avoir vu des fêtes improvisées, des joueursd’échec ,des après baptêmes, des réceptions de mariage avec groupe de djembés , des festivals miniatures, des séances de photos, des groupes de musiciens et aussi aujourd’hui un groupe de sportifs en nage en cercle abrutis de fatigue sous la coupe d’un coatch aussi autoritaire qu’agressif . Du moins c’est ce nous croyons  et nous en rions.

Pause café à ce que j’appelle la pagode , en fait la Maison du parc . La terrasse est de bois et domine le courant. Passe à nouveau un bateau…Face à nous la ville.

J’entreprends en parlant le portrait de Nathalie, j’échoue et y gagne le titre du billet . Oui l’échec est formateur et nous continuons sur lce propos tout en prenant le chemin du retour par le pont d’Epinay. Je n’effacerai pas la page. GHV

 

 

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About trainsurtrainghv

Le blog initié pour extraire de leurs carnets mes croquis du train (GHV:banlieue, quotidien, voyage petit, paroles singulières), prend corps avec les mots d'Evelyne (ELB: déambulations parisiennes et banlieusardes, sensations et constats et depuis peu retour sur le Lot). La palette de notre enfance quercynoise nous autorise ce regard particulier sur le monde citadin et banlieusard et sur la vie en province. GHV

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