Archive | mai 2016

La Maison des Metallos.

 

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Surprise sur le trajet de balade architectural proposé par le bus 96 : après le Cirque d’hiver, la Maison des Métallos.

Outre l’architecture, un centre culturel hors pair. Et nous voilà arrivés sous la pluie en plein Festival Hip Hop 2016.

Projection d’un film documentaire de 40 mn sur la jeune génération underground de Téhéran. Sur scène après la projection, Justina jeune Iranienne, très émue pour sa première performance. Elle n’a jamais fait de concert car c’est inenvisageable et encore moins par une fille.

Pleins de vie et d’envie, tous ces jeunes disent leur sentiment de liberté et leur sensation de voler comme Erfam le skateur et son ami Ali qui vend le matériel sous le manteau et commence à en vivre.  S’exprimant chacun dans le mode choisi,  tentant pour Justina,  de mettre en avant son combat pour l’égalité des sexes et pour Bam-Bam le graffeur, la vision d’un monde plus humaniste où  vivre ensemble et  s’aimer malgré les points de vue différents .  Il laissera avant de regagner  Téhéran, quelques traces de son passage sur nos murs.

Lentement, le changement s’opère. Beaucoup d’émotion et d’énergie aussi en sortant. La pluie nous a attendus. C’était hier après-midi.

ELB

Extrait du film de Vincent Giraldo, journaliste réalisateur du film clandestin Underground révolution :http://tempsreel.nouvelobs.com/video/20160303.OBS5737/video-justina-la-rappeuse-qui-defie-les-autorites-iraniennes.html

 

Le SEL de Sèvres.

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Hier à Sèvres: il fallait traverser Paris pour deux euros vingt, le train puis le métro jusqu’à Pont de Sèvres. L’impression de quelque chose de différent, l’esbroufe des immeubles modernes là plus impressionnants,  plus hauts, plus clinquants et aussi arrimées  en bordure de Seine de pimpantes péniches avec salons et couleurs vives. Comme chez nous dans le 93 la même végétation déboutonnée sous un soleil d’été et des promeneurs sur le pont.

J’allais au SEL rencontrer H. , mettre au point les derniers détails pour la soirée du 28  mai où seront projetés les croquis choisis de mes carnets dans le cadre de la soirée « Carnets de voyages ».  J’ai promis d’amener de quoi dessiner.

H. en me raccompagnant me laisse dans les grands salons de la rotonde pour que je profite des oeuvres montrées dans le cadre d’une exposition de céramistes: Artceram. Aucune idée du nom de l’auteur de ce paravent délicat , léger et poétique. Je relèverai ça le 28.

J’ai croqué en terrasse , j’ai croqué dans le métro et dans le train, au stylo rouge pour cause de panne sèche de mon feutre et n’ai pu concrétiser pour la mariée du jour: espagnole celle-ci et en baskets.GHV

Les mariées du blog:

https://trainsurtrainghv.com/2013/09/20/la-colere-dun-enfant/

https://trainsurtrainghv.com/2016/05/18/la-mariee-chinoise/

La mariée chinoise

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Journée parisienne, déjeuner (indien) avec Catherine , visite  avec elle au Grand Palais de l’exposition de Amadeo De Souza-Cardoso. Le peintre m’était inconnu. Sacrément travailleur le bonhomme comme en témoignent les dessins, souvent des illustrations, les encres, les études aussi pour des toiles extrêmement travaillées , petits formats aux couleurs savamment arrangées. Une curiosité : la vie de saint Julien l’hospitalier dont il calligraphie le texte de Flaubert ; l’enluminant et l’illustrant page après page. Le musée en propose la projection feuillet par feuillet.

Il meurt jeune de la peste espagnole en 1918 et l’on s’interroge sur ce destin fauché . Son regard captait tous les courants picturaux de l’époque mais son esprit maîtrisait la forme , en faisait une synthèse sur laquelle il brodait. Tout portuguais devrait profiter de cette exposition. Et je me dois de noter pou ma visite à Lisbonne de trouver la Fondation Calouste Gulbenkian où est exposée semble-t-il la majeure partie de son oeuvre.

Catherine m’abandonne Chaussée d’Antin. Dans le couloir je me dirige vers la ligne 8 et ai juste quelques secondes pour saisir la robe retroussée comme un énorme turban de calife de la jeune mariée chinoise cherchant sur la carte comment rejoindre l’endroit où les attend , elle et son homme en costume et noeud papillon, le photographe qui immortalisera son couple devant une vue parisienne. La tour Eiffel, l’Opéra, peut-être Notre.Dame où encore quelque décor de film prisée à Shangai. Quelques minutes tout de même pour faire joujou avec l’ordinateur. Pardonnez le a minuscule d’Antin.

Retour à Epinay pour 17 h 10.GHV