Il y a un an à Rome…

 

Ce billet a tout juste un an….Réédition.

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Rentrée  hier soir de cinq jours à Rome …

Le coeur de Rome bat au rythme des tramways, des bus, des scooters..

Mon carnet s’y est épuisé, désespéré. En vrac ,impressions. J’ai vu :  les  petites religieuses  en balade, de santa Badiana  les plis soyeux de sa robe   et pour cela j »ai suivi avec onze vieilles dames  romaines et un prêtre à la lecture chevrotante  la messe dans la chapelle à elle dédiée  , plus tard  place Vitorio Emmanuel II  le tournage d’une série télé , de rares cyclistes  , les vendeurs à la sauvette, les romains élégants dans le quartier des ambassades, au sortir des banques, les femmes au verbe haut,  très peu d’enfants…

Nous avons marché des heures sur les trottoirs en percutant la foule,  découvert  des ruines,  des vestiges, des murailles, dans chaque rue des églises  aux vitraux incolores mais maquillées de l’intérieur comme des courtisanes, des cours  comme autant d’ oasis de silence , le ciel bleu, le ciel du crépuscule, le ciel d’avant l’orage, celui d’après… Un romain à la sortie des bureaux a fait un détour et nous a raconté l’éléphant de la place St Eustache, indiqué San Luigi dei Francesi pour ses Caravages, le parlement, le ventre politique… Les mendfiants mendiaient, des roumaines , des italiens.  Je me souviens avoir photographié un chat . Les vitrines débordaient de bondieuseries, de chasubles brodées, d’articles pour touristes avec rayon pour distraits ou pressés: tours Eiffel  en porte-clés;  au quartier chinois déballage de fripes, chapeaux, chaussures et sacs;  au dessus des pins  et des cyprès les mouettes criaillaient et des pigeons et d’étranges corbeaux gris et noirs venaient  à nos pieds voler nos miettes;  j’ai reconnu  les mêmes perruches qu’à Epinay sur Seine…Le vent fouettait la cime des palmiers  et une palme de tout là-haut est tombée à nos pieds: « Ah voir Rome et mourir!  »

De l’ocre, des roses, du rouge, des jaunes de Naples soulignés de gris, de l’or, la fonte alambiquée des grilles sombres,  des marbres veinés , des crêpis lézardés , le vert des orangers et leurs fruits enchâssés dans le vernis des feuillages , les Collisions  humides et rouillées photographiées par   Shannon Ebner à la fondation MEMMO ,Giacometti confronté au Bernin à la  Galerie Borghèse, les banquettes des trattorie pour le repos ou  une séance de ciné , le calme des parcs aussi, les fontaines au détour des rues, accolées au mur des églises, de vraies  images comme de faux décors de cinéma, des personnages de marbre, de fonte ou de pierre qui surveillent chaque square…

En vrac, et qu’ai_je oublié? Sur la hanche de Proserpine la main crispée de Pluton : j’ai recherché l’angle de vue de la photographie de Ferrante Ferranti. Exquise exagération, baroque superbe du Bernin… J’ai aimé le goût des fresquistes romains de l’antiquité pour les oiseaux. GHV

http://blog.france2.fr/des-mots-de-minuit/2010/01/15/lesprit-de-ferranti/

Lien pour Ferrante Ferranti GHV

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About trainsurtrainghv

Le blog initié pour extraire de leurs carnets mes croquis du train (GHV:banlieue, quotidien, voyage petit, paroles singulières), prend corps avec les mots d'Evelyne (ELB: déambulations parisiennes et banlieusardes, sensations et constats et depuis peu retour sur le Lot). La palette de notre enfance quercynoise nous autorise ce regard particulier sur le monde citadin et banlieusard et sur la vie en province. GHV

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