Archive | février 2016

La pharmacienne de l’Ilot.

vert-pharmacieCroquis du 17/08/2016

Vert pharmacie. Le lieu dans le nouvel Ilo (centre commercial) d’Epinay sur Seine, ressemble a une grande surface: rayons, allées, produits en quantité, prière de faire la queue.  J’accompagne Ch. qui attendra quelques minutes  pour trois boites de paracétamol. Installée dans un fauteuil je croque et je pense.

Qui a fait mon crayon, taillé l’arbre pour en choisir le bois,  qui l’a essayé pour qu’il me soit si utile? Mon papier, sa pâte, ses voyages et transformations depuis la forêt, combien d’actions par combien d’hommes de femmes pour que j’en apprécie la finesse et jusqu’aux spirales du bloc? Le fauteuil n’est pas arrivé là par hasard. Les pilules? Grâce à quel apothicaire du passé les a-t-on imaginées, combien d’exécutants du présent y ont oeuvré ? La blouse blanche de la pharmacienne, tissée , apprêtée, mise en sachet, nettoyée, repassée, par d’autres encore…et son sourire, ma foi,  à quelle éducation, à quelles rencontres est-il du??????

L’exercice de pensée est suggéré par Matthieu Ricard dans Plaidoyer pour l’altruisme( La force de la bienveillance) et c’est Greg Norris chercheur sur le cycle de vie qui le lui a inspiré. Vient aussi de paraitre Trois amis en quête de sagesse(Christophe André, Alexandre Jollien et Matthieu Ricard.

Comme quoi un méditatif et la  pragmatique que je pense être peuvent, doivent  se rencontrer.GHV

 

Haïku du jour.

 

Traînée dans le ciel

Décharge des fûts de bière-

Le jour mord la nuit.

 

ELB

Cimetière des Joncherolles.

hgfemme (48)Femme du train vers Epinay Villetaneuse.

 

A la fenêtre un panneau à vendre. Elle est partie il y a quelques jours sans bruit à presque quatre vingt douze ans. Ce matin pleine voiture de ses voisines jusqu’au cimetière des Joncherolles.

Entre nous évocations, anecdotes et aujourd’hui beau, grand soleil. Elle eut aimé il y a quelques mois encore et par un temps pareil s’en aller à pied par l’allée vers Enghien . Mais ça c’était alors que vivait  son mari. Et son fils.

Je retrouve pour elle l’ haïku qu’Evelyne (ELB) m’avait adressé sur ce même blog pour le décès en mai 2014 de Giuseppe , mon beau-père.

 

Le souffle s’est tu

Dans le silence des nuits

Au ciel sans limite.

GHV