Archive | janvier 2016

La dame aux chats d’Epinay sur Seine.

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C’est l’histoire d’une  dame qui nourrit les chats du quartier de la gare entre l’avenue Jean Jaurès et la rue de la Justice. Vint un jour où disparurent ses abris bricolés et ses gamelles , sa silhouette penchée sur les animaux devenus familiers.

Un matin de promenade j’ai retrouvé le refuge recréé quelques mètres plus loin ,révélé par l’hiver ,et ce qu’il y restait de croquettes. Appelons -le la soupe populaire des matous rejetés, mal-aimés, abandonnés ou simplement vagabonds. J’imagine qu’elle avait eu à subir les remarques des riverains et avait préféré trouver  endroit plus discret.

Ainsi  ma dame oeuvre  à sa manière pour faire face à l’invasion des rats sur Epinay sur Seine , animaux pouvant  déplaire mais ils existent et prolifèrent tout autant à Paris, dans les beaux quartiers où sur les bords de Seine…bref partout où les attirent les odeurs de bouffe, la chaleur des conduits, la graisse des égouts, les poubelles éventrées, les entrepots de grandes surfaces, les caves humides… Inconsciemment surgissent les peurs ancestrales, celles de  la peste, des leptospiroses.  Mais les chats sont aussi chassés qui pourtant leur couperaient volontier les moustaches…leurs pires crimes étant de pisser dans les bacs à sable pour lesquels aucun esprit cartésien n’a encore mis au point le « grillage dissuasif » et de se reproduire eux aussi avec frénésie.

Mémoire aussi du joueur de flûte de Hamelin qui débarrassa la ville des rats  et du danger de la peste en les entrainant au son de son instrument mais qui pour ne pas avoir été payé et pire pour avoir été chassé  revint, charma dans leur sommeil les enfants innocents et les entraina dans une grotte qui se referma à jamais sur eux.

Lire et relire La Peste de Camus.

Les peurs sauvent l’homme à condition qu’elles ne le fasse pas marcher sur la tête.GHV

Insolite à Epinay sur Seine,

soldats-huguette-galanteCroquis du 26/01/2016

Depuis que je ne « pratique » plus  beaucoup le train, et davantage les trottoirs de la ville d’Epinay sur Seine  je dessine les gens debout et non plus assis.

Insolites ces soldats en faction ? Non. Ils sont devenus des silhouettes familières. C’est bien cela qui serre le coeur. GHV

Haïku du jour.

 

Au flou du ciel

Dans la nuit silencieuse

L’aube hésite encore.

 

ELB