Vélasquez à Paris

velasquez

Depuis la cafétéria du Grand palais et détail  de la Forge de Vulcain.

L’exposition me fut offerte. Des âmes attentives s’étaient entendues pour m’y accompagner et m’en offrir l’entrée, m’évitant la préoccupation d’une réservation où l’attente aux guichets..

1974: j’avais la vingtaine naïve et découvrais Les Ménines au Prado . Je croyais alors qu’un grand peintre était un faiseur d’images réussies grâce à son seul talent ou à son travail acharné. Mais je sus en les voyant que Vélasquez donnait  la vie. Et je l’aimais pour cela. Sans mots alors pour décrire ce qu’intuitivement j’acceptais.

Dans la pièce obscure un chien couché à l’abri du terrible soleil castillan ,un nain en habit d’apparats,, les tendres suivantes, les duègues sévères ,une enfant et de la chair, un couple presque anonyme: les monarques,des mouvements bruissants de soie , puis le silence, des regards, du réel et du vain, les sensations , la vie, lui le peintre qui s’est représenté ,le miroir et l’éternité d’une journée . Le paroxysme dans la représentation, l’effort nécessaire pour nous obliger à être plus que spectateur.

2015: je n’ai toujours pas de mots. Le tableau par ailleurs n’ a pas traversé les Pyrénées . Vous n’y verrez qu’une petite  copie de Del Mazo je crois, le gendre.

Je vous invite à aller voir l’exposition, la cinquantaine de toiles, les  maîtres,  les suiveurs, et pourquoi pas  ce petit paysage Vue des jardins de la Villa Médicis, presque une grisaille et cependant porteur  déjà des visions délicates de Corot et plus tard de celle des impressionnistes avec en sus l’énigme soulevée par le jeu de trois silhouettes masculines. La nature frémit, midi, et trois arcades nous isolent d’un jardin au loin…

Hugin est le corbeau d’Odin. Il s’envole, prospecte au quotidien et rapporte à son maître ce qu’il a appris. GHV

Vue des jardins de la villa médicis

Grand Palais

Publicités

Étiquettes : , , , ,

About trainsurtrainghv

Le blog initié pour extraire de leurs carnets mes croquis du train (GHV:banlieue, quotidien, voyage petit, paroles singulières), prend corps avec les mots d'Evelyne (ELB: déambulations parisiennes et banlieusardes, sensations et constats et depuis peu retour sur le Lot). La palette de notre enfance quercynoise nous autorise ce regard particulier sur le monde citadin et banlieusard et sur la vie en province. GHV

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :