Archive | mars 2015

Météo du 31 mars 2015.

31marsCroquis du train vers Epinay Villetaneuse.

Au stylo-bille et rehaussé (clic sur l’ordinateur ) d’un peu de gris. Le wagon comme un havre de quiétude. Dans la rue il faut lutter contre le vent, tenir son col fermé, et ressentir la giffle fraiche de l’air. Le soleil par à-coups. En pleine ville la nature se rappelle à nous.GHV

Haïku du jour.

Dans le silence

L’attention détournée-

Le lilas fait feuilles.

 

ELB

Compagnie Voulez-vous, Ring et Guillaume Vellard.

IMG_0104                                                                                   Sortie du 21/03/2015

1-Le conteneur, une autre fenêtre.  ELB

Huguette m’avait dit : « rendez-vous devant le conteneur à 19 heures au 19, rue Tolbiac ». Arrivée sur place peu avant elle et n’ayant rien vu, je lui demande s’il s’agit d’un conteneur de verre. Elle me répond que non! C’est finalement rue Neuve-Tolbiac face à l’entreprise Eau de Paris -dans ce quartier du XIII ème toujours en mouvement et ouvert à la nouveauté, maintenant depuis quelques années. La belle surprise ! Plusieurs personnes devant des sièges pliants attendent devant ledit conteneur vitré aux rideaux fermés. Nous y sommes. Le groupe grossit qui pour la plupart appartient au Collectif Ring avec amis, connaissances, je suppose et quelques passants intrigués. Les rideaux pâles et semi-opaques s’ouvrent. La nuit tombe à peine et le flux continu des voitures passe derrière. Entre elles et nous, le conteneur où se joue la petite pièce entre soi : une famille, au confinement puisque portant combinaison et masque. Ils se protègent. Mais de quoi donc ? La vitre ne laissant passer la voix des acteurs, nous assistons à un véritable mime. Les gestes et mouvements de lèvres sont décomposés, articulés à l’extrême et c’est une bulle de calme et de bonheur côté spectateurs. Les feux rouges des voitures et des sémaphores s’écrasent contre la vitre du fond et je devine les conducteurs intrigués et partage leur étonnement. Puis la tension est telle que je ne vois plus qu’un bocal logeant une famille : père et mère avec leurs deux enfants, prisonniers et bien plus que de la boîte vitrée. Finissant par renoncer à cet isolement et à l’initiative des grands enfants, ils choisissent la vie, la vraie et la simple comme bonjour. Ils se libèrent de ce carcan de conteneur sur la musique de la chanson Holidays de Polnareff. On peut respirer ; je ne suis plus en apnée. Et là, on plane comme l’avion de la chanson! Un petit nuage qui se balance. Un moment d’hébétude. Et après la tension, si on se parlait, si on s’embrassait et si on dansait. Chacun est invité à se lever. Pour certains, ce sont deux ou trois pas de valse, d’autres, un baiser. Une expérience intéressante. On est touchés, heureux. La surprise ne s’arrête pas là puisque le Collectif Ring expose  avec dans le groupe Guillaume,  un ami d’Huguette… ELB IMG_0107 IMG_0108 IMG_0109

2-Guillaume Vellard. GHV

En allant sur Paris  le croquis du train du soir (Voir en fin de page) dûment authentifié par Guillaume Vellard entre deux palabres : le public était nombreux et questionneur. G.Vellard est mon prof. respecté et appécié  à l’A.A.P d’Epinay sur Seine: dessin, modèle vivant. J’ai  entraîné Evelyne pour ce soir d’exposition et de performance.Et Yolande Languérand. Evelyne a voulu s’exprimer sur le container. A moi donc Guillaume. IMG_0113 - Copie IMG_0111 - Copie IMG_0110 - Copie J’y allais avec bien des questions: comment vit un jeune artiste, un plasticien de notre époque? Quelles sont ces sources? Que recherche-t-il? Qu’est-ce qui motive l’investissement et l’énergie déployée? Quelle idée me faire d’un « collectif d’artistes »? J’y allais avec sympathie et donc curiosité. Deux ,trois dessins suffisent à relancer l’intérêt: la démarche est singulière.Sur ces dessins sont projetés les fresques qu’ils doivent compléter puisque manque il y a. L’instant était magie et l’heure , la pénombre , les projecteurs, les ombres provoquées et provocantes contribuaient à la mise en scène du « rodéo ». Poésie. Les nus, la tension extrême des corps, l’exigence du procédé,le masculin, la fureur, l’intensité, l’hyper-réalisme ,la dérision , la violence… Or voilà que me vient une interrogation, par rapport aux mots de l’auteur voulant dénoncer « le caractère cyclique et parfois grotesque  » du dessin contemporain. Formule qu’il me reste à comprendre … Autre question: celle soulevée par le thème: »Rodear », rodéo ou l’allusion aux vaqueros piégeant de leurs courses effrayantes et circonvoluantes le troupeau  à soumettre…Des encerclés -absents mais suggérés -ou des cavaliers surpuissants  et  graphiquement assis  à la limite de la chute, lesquels sont énigme? La Renaissance italienne évoquée au travers des  fragments de fresques projetés s’inquiétait de la mort et notre époque plus de la vie et du  sort réservé aux humains par d’autres humains.GHV http://www.guillaumevellard.com/ Et… collectif Ring expoguillaume1jpg « J’y étais »