Trainsurtrain.


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Trainsurtrain, vous avez dit ?

Bien trouvé, par Huguette. Train sur train : l’un après l’autre ou l’un croisant l’autre et c’était le cas en ce début d’après-midi. Ce train qui me conduit vers le vieux pays à raison d’une moyenne de quatre à cinq fois par an et que j’ai pris aujourd’hui pour rentrer à Paris. Le premier arrêt après le départ pour Brive où la correspondance filera vers la capitale était comme toujours, Rocamadour.
A 14 heures 10 notre TER est en attente sur la voie et tout contre lui, sur les rails voisins, un autre train qui vient de Paris est à l’arrêt. Quand par un sms, GHV me dit être à Rocamadour, se demandant où nous sommes, forcément elle est dans le train d’à côté, me dis-je.

Je rentre tandis qu’elle revient au pays, lui laissant le soleil -qui a refait son apparition ce matin-, et les nuits qui ont sérieusement fraîchi.

Rien d’extraordinaire que cette coïncidence, direz-vous. Il y a des correspondances plus que ferroviaires. Eh bien, cela m’amuse et me ravit.
Le reste du trajet, un peu dans la torpeur de la fin des vacances puis les rêvasseries nécessaires et réparatrices. Contente de retrouver Paris, même sous un ciel bas et gris, de voir les danseurs sur les quais en surplomb de la Seine presqu’encanaillée. Quai des Augustins et quai Malaquais, quelques bouquinistes ont encore leurs énigmatiques boîtes, ouvertes.

Arrivée à Clichy- la Garenne à presque 21 heures et toujours pas de lapins. L’air à peine frais du soir m’enchante et me réveille quand je retrouve sous la fenêtre de la cuisine, une graine plantée il y a deux mois passés et à peine émergée à mon départ, qui a poussé trois feuilles hors de terre. Trois petites feuilles vertes et vigoureuses. Mais quelle est cette plante ou cet arbuste ou arbre en devenir ? Je l’ai oublié.

Merci Huguette pour l’évocation de Gide. Autre grande figure littéraire qui a marqué mon adolescence, deux années durant. Son écriture, son lyrisme et l’écriture du moi en somme car tout ou presque chez lui est autobiographique, m’ont subjuguée. Gide m’a tour à tour troublée, inquiétée ou intriguée que ce soit sur la question de Dieu, de la morale ou de la sexualité, quasi omniprésente.
Et dix ans plus tard, et c’est encore une expérience, Retour d’URSS et Voyage au Congo me dévoileront l’honnêteté intellectuelle d’un des rares écrivains-en tout cas un des premiers- à dénoncer le goulag et les méfaits de la colonisation.

ELB

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3 responses to “Trainsurtrain.”

  1. trainsurtrainghv says :

    Intuition ou certitude (j’en souris encore); te savoir dans ce train… Bravo pour tes deux derniers textes , en particulier le Ainsi va le Jour . Pour Gide dont je recommande aussi à tous la lecture du Journal, des Mémoires un mot qui me semble convenir; sincérité.

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  2. manh14 says :

    J’aime beaucoup Gide dont je pense la même chose que vous. « Les nourritures terrestres » m’ont beaucoup plu.

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