Archive | octobre 2013

Frida Kalho.

hgdoublepage

Hier s’était  imposée à à mon esprit  une image. C’était  pour le personnage de Frida Kalho dont les parisiens peuvent voir les œuvres à l’Orangerie ainsi que celles de Diego Rivera le mari, le peintre des murs mexicains…Le texte de Pino Cacucci offert par Evelyne(ELB) me l’avait imposée.

Une image qui reste dans les limbes n’en est pas  une .C’est un songe, une inquiétude, une possibilité.

Une image formatée dans un carnet n’est pas une oeuvre: c’est l’image mise en boite pour la préserver, la garder, ne pas l’oublier.

Pour  mes scans  j’utilise assez fréquemment les mêmes titres: lecteur, lectrice, homme, femme, rêvede…,couple, forme, paysagepour …Hier j’ai ajouté « doublepage.jpeg »: les seize double pages ainsi numérotées  ont toutes quelque chose de lisible. C »est ce qui surgit entre deux formes, ce que suggère un fond ou un espace particulier ou un mot crayonné et confronté au dessin….GHV

Ainsi va le jour.3

hgreveblog

Sur mon trajet, dans le XVIIème arrondissement: la librairie
l’usage du monde. Ici, on rend hommage à Nicolas Bouvier et à son fameux récit. Il me suit et discrètement, dans la tête chemine à mes côtés. On peut être voyageur dans la ville. Ce lieu au nom si évocateur m’enthousiasme par son accueil. J’y trouve un petit livre sur les haïkus et leur construction ou leur fabrication ; bien intéressant! A vrai dire, je me suis lancée dans le haïku en décembre dernier, soit au démarrage de ce blog initié par Huguette. Sans préparation et pour le plaisir. J’en connaissais l’origine et les règles de base. J’avais lu ceux de Ryokan, moine zen du XVIIème siècle. Je me suis prise au jeu et m’en amuse.

Une courte balade sur la promenade plantée, au-dessus de l’aqueduc près de la gare de Lyon avec une amie. Après l’atmosphère étouffante, une pluie d’automne qui a envie de s’installer nous a obligées à presser le pas. Les jaune, rouge et oranger des feuilles tremblotaient devant nous.
En attendant de rentrer au musée de l’Orangerie nous avons pris le soleil par intermittence sur les chaises métalliques. Heureusement la profusion des couleurs et les fresques monumentales de Diego m’ont redonnée du souffle. Frida, pas la blonde, celle de Brel mais Kahlo, la brune mexicaine éperdument amoureuse et passionnée qui peint sa souffrance, son corps prison et l’enfant qu’il rejeta, comme une obsession.
La promenade à cinq cents mètres de la place en bordure de Seine dans l’allée couverte de menus branchages et de feuilles de platanes que nos pieds retombés en enfance ont fait bruire avec exagération comme pour vérifier que nous étions bien vivantes. Sur le fleuve, deux gros points sombres ou ce qui auraient pu être des cormorans et beaucoup de mouettes. Au loin, après le pont les tours de la Défense qui s’étiraient vers les nuages ballotés par le vent tiède.
Au retour, une halte dans le petit parc pour voir si l’or des ginkgos était au rendez-vous mais il va falloir attendre un peu .L’oranger des Osages a lui, laissé tomber ses fruits, sorte de balles vert tendre granuleuses et spongieuses.
Nous nous arrêtons face à la sculpture sans prétention de
la terre endormie où vient nous rejoindre une femme très âgée, pimpante et qui nous dit sa tristesse d’être insultée par son mari. Désarmées, nous l’écoutons et lui parlons des couleurs de l’automne mais la nature n’est pas toujours accueillie en consolatrice. L’émotion était trop grande.

Comment vivre avec l’agressivité, le malheur, la maladie ou le deuil dont la vie ne l’a, sans doute, pas épargnée. Continuer à avoir des projets à un âge avancé, regarder devant sans se soucier du temps qui est compté ? Se retourner sur les choses, une dernière fois parce que l’on sait la fin des choses ; on la devine sans l’attendre forcément.
Était-t-elle peut-être souhaitée à ce moment-là?

Un vrai jour d’automne.

ELB

Corbeaux

hugin et munnin

Evelyne me tente avec son haïku suggéré par  les corneilles.

Je peins pour ma part le corbeau, corbeau freux ou corbeau tout simplement et il a pour nom Hugin (la pensée) et se tient sur l’épaule d’Odin , le dieu sandinave. Sur l’autre épaule Munnin (la mémoire)lui fait pendant.  Tous deux sont de sacrés yeux . Envolés dès l’aube ils peuvent à leur retour faire état du monde; ils ont questionné les vivants mais aussi les morts.

Corbeaux ou corneilles,  Dans le ciel de nos banlieues,  sur les faîtages, sur les pelouses et même sur l’asphalte j’aime rencontrer leur regard, et entendre leur croassement. Ils ont des galets la lisse robe minérale . Je m’arrête toujours. Leur envol me laisse attentive au moment présent…

Hier j’avais décidé de mettre pour l’exposition deux corbeaux semblables à ceux-la .(A mes yeux ils sont symboles de création). GHV