Archive | mai 2013

De mère en fille.

 

mereetfille

Merci GHV !

Pas mater dolorosa mais mère joyeuse et imparfaite, il faudrait être et toujours. Imparfaite, c’est plutôt souhaitable sans quoi, comment avancer ?
Relâcher la corde de l’arc qui les a tenues, juste le temps d’apprivoiser le monde, et elles ne cessent, les filles, de le découvrir ce monde. Il en est même qui décident d’en faire le tour et les contours peut-être.

Quelques livres importants et très différents, sur le sujet.
Le livre de ma mère d’Albert Cohen (en folio)

Une fois, un jour de Erri de Luca est un peu le pendant au précédent. Son premier livre publié chez Verdier mais disponible en Rivage poche.

Ma mère de Georges Bataille, inachevé et posthume .Attention accrochez-vous : très violent, dérangeant et beau à la fois. Il est en 10/18.

Ce sont des textes de fils, uniquement et je m’en rends-compte à l’instant.

L’occasion peut-être de découvrir Erri de Luca, écrivain italien atypique. Un grand monsieur, exigeant, aux textes courts mais denses. La plupart de ses livres est en folio ou Rivages poche.
Premier livre, donc de cet auteur, publié chez Verdier en 1992. La quatrième de couverture en disait : ..un livre abrupt et fier…Toujours entre l’enfant et le monde, une vitre, les gestes tendres et lointains d’une mère ». Pas de nostalgie.

Bonne lecture.

ELB

Lettre aux mères.

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Chères condiscibles

 

Ma propre mère je lui adresse encore bien des reproches. Je l’ai pourtant bien aimée.  Je préserve son souvenir. Curieusement je ferme les yeux et les images de celle que j »ai côtoyée  pendant quarante cinq ans sont celles de photographies:  ma mémoire ne peut  restituer son visage sans elles…je me demande ce qu’il en serait si j’avais vécu dans un monde sans polaroid!

D’être mère ne m’a posée sur aucun piédestal. Cela ne m’a pas isolée de celles qui ne le sont pas. Être mère participe du vivant .

J’aurai voulu être plus légère à mes filles, moins sensible, plus pragmatique et les aider à porter sur le monde un regard rassuré.

L’ainée est déjà mère à son tour. L’enfant est une fille…

Être mère  vous a peut-être paru indispensable mais d’autres rôles peuvent nous être dévolus.

Cela peut vous peser, vous transcender, vous handicaper, vous sublimer…Peu importe : nous  n’avons aucune vanité à en retirer et aucune illusion non plus.

Allez, je joue le jeu: bonne fête à toutes.

GHV.

 

Paris méteo 15 jours

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Donnez-moi au moins dix bonnes  raisons d’aimer la pluie…GHV.