Lilia au Louvre

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Finie la semaine. Le croquis est du mercredi. J’avais accompagné Lilia au Louvre.

Lilia est ma petite nièce. Un choc pour moi chaque fois que nous nous voyions: elle pousse mode champignon et prend déjà des allures d’adolescente. Et puis une enfant qui réclame le Louvre ça laisse présager d’une belle ouverture d’esprit. Ce fut un moment de bonheur et de paix malgré la foule et le bruit.

Retour dans le métro; j’avais l’esprit distrait , je croquais bien sûr, j’entendais  sans y prêter attention les propos avinés, assommants certainement, d’un homme qui harcelait une jeune femme et son enfant.Tout est allé très vite: deux gars n’en pouvant plus lui ont intimé l’ordre de se taire. Mais goguenard , englué dans sa sottise il les nargua. L’un des deux bandait déjà ses muscles:

« T’arrête , tu la laisses sinon je t’écrase.  »

Il l’aurait fait. Il l’a peut-être amoché après l’avoir poussé hors du wagon  et projeté sur le quai. C ‘était Rambo en fureur contre la sottise et la misère. Pendant quelques instant j’avais posé ma main sur son bras  nu -bronze noir, marbre- naïvement persuadée que ce contact le détendrait, le rappellerait à la réalité. D’autres aussi essayaient de le retenir. Impossible de croiser son regard. Alors que je m’éloignais l’algarade continuait . Violence.

En débarquant du train au dessus de l’avenue Jean Jaurès à Epinay sur Seine le ciel était noir et menaçait d’orage. . Une bourrasque en quelques minutes a dispersé les nuages. Il n’a plu qu’une heure plus tard. GHV

 

 

Haïku du soir.

Du riz au jasmin

La tante Vietnamienne-,

Son grand bol de thé.

 

ELB

 

 

 

Haïku du jour.

 

Coups de sécateurs

Des voix derrière les arbres

Le temps immobile.

 

ELB